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Reprendre l'école, mais sous étroite surveillance

Les responsables veulent des directives claires tant pour les élèves que pour les enseignants.

Une classe d'école vide.

Les salles de classe sont vides depuis le 16 mars dans l'ensemble du Québec. (Archives)

Photo : Getty Images / Martine Doucet

Retour en classe à la mi-avril, en mai ou encore en septembre... Alors que tous les scénarios sont actuellement analysés par le gouvernement relativement à la réouverture des écoles, dans la région, les intervenants s'entendent sur une chose : un retour est possible, mais il devra être bien encadré.

Le souhait, c'est qu'il n'y ait plus de danger, avance la directrice générale de la Commission scolaire des Phares, Madeleine Dugas. Ce serait bien de pouvoir retourner en classe et de pouvoir boucler la boule avec les élèves, dit-elle.

Cependant, Mme Dugas sait bien que le milieu de l'éducation, comme tout le reste de la société, devra s'adapter en ce qui a trait à la pandémie et à la reprise de certaines activités.

La directrice générale de la Commission scolaire des Phares, Madeleine Dugas.

La directrice générale de la Commission scolaire des Phares, Madeleine Dugas (archives)

Photo : Radio-Canada / Julie Tremblay

Si son équipe élabore divers scénarios pour un éventuel retour en classe, difficile de le faire tant que les directives gouvernementales n'auront pas été dévoilées.

On n'avance pas trop, parce qu'on sait que les équipes ministérielles et sous-ministérielles travaillent là-dessus, dit-elle. Cependant, elle voit mal comment la distanciation physique pourrait être respectée dans les écoles.

C'est certain qu'on ne peut pas avoir l'espace nécessaire pour avoir des élèves à deux mètres de distance et diminuer le ratio par classe.

Madeleine Dugas, directrice générale de la Commission scolaire des Phares

De son côté, la présidente du Syndicat de l'enseignement de la région de la Mitis, Martine Cliche, ne s'oppose pas à un retour en classe à court terme, mais elle considère que, si le gouvernement va de l'avant, il devra répondre clairement aux interrogations et s'assurer que tout le monde comprend bien l'ensemble des directives, dit-elle.

Ce n'est pas tant de se dire qu'on a un feu vert et un retour, mais dans quelles conditions ça va se faire. Comment les élèves seront protégés? Comment le personnel va être protégé?

Martine Cliche, présidente du Syndicat de l'enseignement de la région de la Mitis

La semaine dernière, le gouvernement a mis en place une douzaine de comités de travail pour réfléchir à des scénarios de reprise. Le premier ministre Legault a cependant dit, lors de son dernier point de presse, qu'il n'est pas question à court terme de rouvrir les écoles.

L'exemple des pays européens

On a la chance d'avoir deux semaines de retard sur l'épidémie par rapport aux pays européens, a pour sa part indiqué la professeure à l'École de santé publique de l'Université de Montréal, Marie-France Raynault. Le Danemark et la Norvège commencent à ouvrir leurs écoles, il faut surveiller ça de près, dit-elle.

Des tables dans une école au Danemark.

Dans les écoles danoises, les tables seront désormais espacées de deux mètres.

Photo : Reuters / Liselotte Sabroe

Quant aux parents, la plupart tentent actuellement d'aider leurs enfants du mieux qu'ils peuvent, souligne le président du comité de parents de la Commission scolaire des Phares, Sylvain Gagné.

Il considère que, jusqu'à maintenant, le gouvernement a agi avec prudence, et il ajoute que, lorsqu'une date de retour sera fixée, son comité posera les questions qui s'imposent.

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