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L’association RIDEAU compte demander la suspension des spectacles en salle jusqu’au 31 août

Des sièges sont vides et un micro sur une scène également vide.

Depuis le début de la pandémie de la COVID-19, les salles de spectacle sont vides.

Photo : getty images/istockphoto / PinkBadger

Radio-Canada

Le gouvernement du Québec a annoncé, la semaine dernière, l’annulation de tous les festivals et événements sportifs jusqu’au 31 août, mais cette mesure ne concernait pas les spectacles en salle. RIDEAU, l’association professionnelle des diffuseurs de spectacles, entend demander la même mesure pour ses membres.

Ce qu’on va probablement faire dans les 48 prochaines heures, c’est émettre la recommandation formelle de suspendre les activités jusqu’au 31 août. Pourquoi ne peut-on pas l’imposer? Car on n’a pas force de loi. Par contre, on est un regroupement, on consulte nos membres, on est conscients de la pression qu'il y a sur leurs épaules, a confirmé Julie-Anne Richard, directrice générale de RIDEAU, en entrevue avec Catherine Richer, chroniqueuse culturelle de l’émission Le 15-18.

Des millions de dollars de pertes

Je suis à peu près certaine que nous allons devoir maintenir des mesures de distanciation sociale. Une petite salle de 75 personnes [ne permet pas une distance] de deux mètres entre les personnes. Si l'on doit respecter cette limite, [ça] ne pourra pas fonctionner avec 50 ou 75 personnes, il faudrait diminuer le nombre de personnes. On ne pourrait avoir que 25 personnes? Peut-on ouvrir à la moitié de nos capacités? Il faudrait faire le calcul de la rentabilité d’ouvrir une salle dans ces conditions, constate la directrice générale.

Pour six semaines d’annulation, du 13 mars au 1er mai, c’est 2239 représentations qui ont été annulées, et 1228 activités culturelles.

« Ce qui veut dire que les salles ont été privées de presque 17 millions de revenus. Pour les cachets en humour et en chanson, c’est presque 5 millions qui n’a pas été remis aux artistes »

— Une citation de  Julie-Anne Richard

Par ailleurs, Julie-Anne Richard reconnaît qu’une telle suspension n’est pas demandée de gaieté de cœur, mais qu’elle est nécessaire pour mieux planifier la reprise espérée en septembre.

On a besoin de se donner un horizon de travail. Gérer à la petite semaine avec des scénarios qui contiennent beaucoup trop d’inconnues pour qu’on soit capable de résoudre l’équation devenait un exercice épuisant et stressant pour les diffuseurs. C’est dramatique de devoir suspendre toutes les activités jusqu’au 31 août, mais ça donne à tout le monde le temps de se poser, de travailler sur des scénarios plus adéquats pour une relance et de se concerter, explique Julie-Anne Richard.

L’autre volet en question est le respect de la distanciation sociale pour les artistes qui seront sur scène.

Quelle serait la solution pour les acteurs des théâtres d’été, par exemple? Est-ce que c’est faisable? Est-ce que ces gens auront pu répéter? Pour l’instant, personne ne répète rien, que ce soit les chanteurs, acteurs ou danseurs, soutient Julie-Anne Richard.

L’association professionnelle regroupe environ 170 membres et 200 salles de spectacles.

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