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La pandémie entraîne certains retards en agriculture

Un agriculteur seul dans un verger taille les branches de pommiers.

Les travailleurs étrangers temporaires ne peuvent aider les agriculteurs de la vallée d'Annapolis aussi tôt que d'habitude cette année, à cause des mesures de prévention de la COVID-19.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Les mesures de prévention de la COVID-19 compliquent l'arrivée des travailleurs étrangers temporaires au pays, ce qui entraîne des difficultés dans plusieurs secteurs de l'économie, dont l'agriculture.

Notre dossier : La COVID-19 en Atlantique

La vallée d'Annapolis, en Nouvelle-Écosse, produit grâce à son microclimat des fruits, des légumes, des vignes et des céréales, mais l'arrivée tardive des travailleurs étrangers temporaires inquiète les producteurs. La pandémie rend plus difficiles l'obtention des visas et les voyages en avion.

Presque la moitié des producteurs fruitiers utilisent des travailleurs étrangers temporaires dans la vallée. Normalement, ils auraient dû déjà être ici pour nous aider avec l'élagage des arbres, affirme l’agriculteur Peter Eisses, président de l'Association des fruiticulteurs de la Nouvelle-Écosse.

La province accueille habituellement 1500 travailleurs étrangers dans le secteur agricole. Environ 300 d'entre eux sont arrivés à l'aéroport d'Halifax, mercredi, de la Jamaïque, dont quatre qui se rendront chez les pomiculteurs de la ferme Lutz. Ils auraient dû normalement être sur place et prêts pour le travail dès le début d’avril.

Cassian Ferlatte interviewé dans son verger.

Les travailleurs étrangers temporaires doivent être mis en quarantaine pendant 14 jours dès leur arrivée, explique Cassian Ferlatte, producteur de pommes dans la vallée d'Annapolis.

Photo : Radio-Canada

Comme ils arrivent de l’étranger, ils doivent rester isolés pendant deux semaines, explique le pomiculteur Cassian Ferlatte, de la ferme Lutz. Après cette période d’isolement, ajoute-t-il, ils peuvent commencer à travailler, mais ils doivent respecter des consignes, dont celle de garder une distance d’au moins deux mètres entre eux.

Afin d’aider les producteurs à payer le logement des travailleurs et à couvrir leurs salaires pendant leur isolement, Ottawa a annoncé cette semaine une aide de 50 millions de dollars, soit de 1500 $ par travailleur. C’est de l'argent bien dépensé, croit Cassian Ferlatte.

Tout le monde doit manger, alors la nourriture est probablement la chose la plus importante pour tout le monde. Les fermiers et les agriculteurs sont les personnes qui vont [produire] la nourriture. Alors, je pense que c'est vraiment important, conclut M. Ferlatte.

Avec les renseignements de Paul Légère

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