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Des communautés autochtones peinent toujours à mettre en place leur plan de pandémie

Une cour arrière dans une réserve autochtone

Les Premières Nations Matawa croit que la pandémie ajoute davantage aux problèmes récurrents que vivent les communautés autochtones.

Photo : Radio-Canada / Martine Laberge

Radio-Canada

Un mois après la première vague de COVID-19, les neuf communautés formant les Premières Nations Matawa disent ne pas être en mesure de mettre sur pied des mesures, faute de personnel. Jusqu’à maintenant, deux cas dus au coronavirus ont été enregistrés sur leur territoire.

Dans un communiqué, les autorités notent le décès d’un membre hors réserve de la Première Nation de Constance Lake le 3 avril, et un cas confirmé de COVID-19 dans la communauté d’Eabametoong, le 5 avril.

Parmi les défis reliés au coronavirus les Premières Nations Matawa note le manque d’équipement de protection personnel et l’absence de tests à dépistage rapide.

Les Autochtones font aussi ressortir les problèmes récurrents auxquels ils sont confrontés :

  • Service Internet inadéquat
  • Problème d’eau potable dans certaines communautés
  • Surpeuplement de maisons
  • Crise d’opioïdes
  • Insécurité alimentaire
  • Manque de soins et de médicaments

Ces communautés disent avoir besoin de mettre sur pied un plan d’action pour assurer une relève du personnel et des bénévoles, dit le communiqué.

Notre dossier : La COVID-19 en Ontario

Les Premières Nations Matawa se dit aussi inquiète des déclarations de Justin Trudeau, selon lesquelles il pourrait s’écouler au moins un an avant que les choses reviennent à la normale.

Un homme devant un microphone

Harvey Yesno demande à répétition plus de personnel pour aider à répondre au coronavirus sur son territoire.

Photo : Radio-Canada / Dave Mcsporran/Bottled Media

Malgré l’aide financière gouvernementale, les Autochtones la jugent insuffisante, car elle ne couvre pas les imprévus.

Le 305 M$ annoncé par Ottawa représente moins de 1 % des 82 milliards de dollars pour l’aide aux Canadiens, explique le communiqué.

Les 37 M$ de la province sont aussi jugés insuffisants.

Une femme autochtone remplit un bidon d’eau à une station de remplissage

Des stations de remplissage pour de l’eau potable sont chose courante dans les communautés autochtones isolées du Nord de l’Ontario.

Photo : Radio-Canada / Martine Laberge

Les chefs Matawa se demandent pourquoi le gouvernement ne trouve jamais assez d’argent pour régler la question de l’eau potable dans les réserves, alors qu’il n’a pas eu de difficulté à dégager 82 G$ pour appuyer les Canadiens pendant la pandémie.

Logo de la Première Nation Eabametoong.

La Première Nation Eabametoong (Fort Hope) est située à environ 360 kilomètres au nord de Thunder Bay et est membre des Premières Nations Matawa.

Photo : CBC

Services aux Autochtones Canada indique pour sa part que huit infirmières sont installées à Eabametoong et qu’elles sont en communications constantes avec le conseil de bande.

Le chef Harvey Yesno a écrit dimanche au premier ministre Justin Trudeau, à l’armée canadienne et au premier ministre ontarien Doug Ford, réclamant à nouveau, un hôpital portatif dans sa communauté.

Au moment de publier, la Défense nationale n’avait pas commenté et le gouvernement ontarien a indiqué qu’il examinait la requête.

Avec les informations de CBC

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