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La pandémie de COVID-19 vécue par les Sœurs du Saint-Rosaire

La façade du bâtiment des Sœurs de Notre-Dame du Saint-Rosaire, à Rimouski.

Les Sœurs de Notre-Dame du Saint-Rosaire, à Rimouski, ont pris certaines mesures pour éviter que la COVID-19 ne se propage parmi les religieuses âgées, en moyenne, de 85 ans.

Photo : Radio-Canada / Jean-Luc Blanchet

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2020 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La Congrégation des Sœurs de Notre-Dame du Saint-Rosaire a mis en place une série de mesures pour éviter que le coronavirus ne frappe la communauté religieuse. Les quelques 200 religieuses sont âgées, en moyenne, de 85 ans, ce qui les rend vulnérables à la COVID-19.

Parmi les mesures mises en place pour limiter leur risque de contracter la COVID-19, on compte l'interdiction des visites et l'obligation pour le personnel qui travaille dans le petit hôpital attenant au couvent de changer de vêtements à leur arrivée et à leur départ des locaux de la congrégation.

Les religieuses doivent également respecter les mesures de distanciation physique de deux mètres.

Un fauteuil avec un lit d'hôpital dans une chambre

Le couvent des Sœurs du Saint-Rosaire abrite également un petit hôpital pour soigner les religieuses.

Photo : Radio-Canada / Simon Turcotte

Les sœurs peuvent suivre la messe sur des télévisions, dans leur chambre, par exemple.

Elles peuvent toutefois se rendre dans la grande chapelle pour aller prier, mais doivent s’y disperser de manière à ce qu’il n’y ait qu’une religieuse aux deux bancs.

La grande chapelle de la Congrégation des Sœurs de Notre-Dame du Saint-Rosaire, à Rimouski, peut contenir environ 1000 personnes.

Les Sœurs peuvent encore se rendre dans la grande chapelle, mais en s'y dispersant de manière à ce qu'il y ait une distance de deux bancs entre chacune d'elles.

Photo : Radio-Canada / Samuel Ranger

On ne compte aucun cas de COVID-19 parmi les religieuses jusqu’à maintenant.

Par contre, six employés qui présentaient des symptômes grippaux ont été testés.

Le résultat de ces tests était négatif dans quatre cas. Les deux autres travailleurs testés sont en attente de leurs résultats.

Préoccupations pour le sort des aînés

La Supérieure générale de la Congrégation, Sœur Gabrielle Côté, dit que la communauté se porte bien, mais que les religieuses demeurent préoccupées par le sort des aînés durant cette crise de la COVID-19.

« Il me semble que nous allons croître en humanité suite à cette pandémie. [...] Il se vit de grandes souffrances chez les personnes âgées dans les foyers, les maisons. »

— Une citation de  Sœur Gabrielle Côté, Supérieure générale des Sœurs de Notre-Dame du Saint-Rosaire

Depuis le début de la crise, la Communauté héberge une famille de réfugiés africains. Ils sont huit et ils ont vécu onze ans dans un camp de réfugiés.

Sœur Gabrielle Côté, à la fenêtre, s'adresse au journaliste Denis Leduc qui se trouve à l'extérieur du bâtiment.

La mère supérieure des Sœurs de Notre-Dame du Saint-Rosaire, à Rimouski, Sœur Gabrielle Côté, a accordé une entrevue par la fenêtre.

Photo : Radio-Canada / Jean-Luc Blanchet

Selon Sœur Gabrielle, leur témoignage change les perspectives des religieuses quant à la situation actuelle, tout comme celles des religieuses de la Congrégation qui sont déployées en Amérique latine.

« En Amérique centrale, par exemple, les Sœurs m'ont dit, au début, “ notre plus grand virus, ici, c'est la faim et la soif. " »

— Une citation de  Sœur Gabrielle Côté, Supérieure générale des Sœurs de Notre-Dame du Saint-Rosaire

Sœur Gabrielle explique que ces récits permettent de relativiser et de se rendre compte que la situation pourrait être pire qu’elle ne l’est présentement au Québec.

En Amérique centrale, les religieuses de la Congrégation dépendent de la livraison d'eau qui avait lieu plusieurs fois par semaine, mais là, c'était rendu une fois par semaine. Au début, c'était difficile de prévoir, d'avoir les quantités voulues alors, ce sont des problèmes qui ne se posent pas pour nous ici, soutient-elle.

D’après les informations de Denis Leduc

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