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Le Nouveau-Brunswick a reçu 6400 tests de dépistage inutilisables

Le Dr Richard Garceau est microbiologiste-infectiologue au CHU Dumont.

Le Dr Richard Garceau est microbiologiste-infectiologue au CHU Dumont.

Photo : Radio-Canada / Nicolas Steinbach

Radio-Canada

Des milliers de trousses de dépistage livrées au Nouveau-Brunswick par un fournisseur chinois la semaine dernière étaient contaminées et donc inutilisables.

Ces trousses de dépistage pour la COVID-19 comprennent des écouvillons et sont accompagnées d'un tube hermétique stérilisé.

Un travailleur de la santé tient une tige pour un test de dépistage, alors qu'un collègue tient une éprouvette.

Les écouvillons sont de petites tiges de 15 cm de long avec des brosses à l'extrémité permettant d'aller chercher des sécrétions et des cellules dans le nez. Ces tiges sont censées être stérilisées par les manufacturiers.

Photo : Associated Press / Santi Palacios

Le Dr Richard Garceau, microbiologiste-infectiologue au CHU Dumont, explique que le gouvernement fédéral a commandé une quantité phénoménale d'écouvillons depuis le début de la crise. Située à Milan, en Italie, la principale usine d’écouvillons a rapidement écoulé ses stocks.

Pour aider les provinces, le gouvernement fédéral a donc décidé de commander des écouvillons d'un fournisseur en Chine. La province aurait reçu les tests de dépistage du manufacturier en début de semaine dernière [lundi ou mardi], indique le Dr Richard Garceau.

Dès qu’on les a reçus, on s’est rendu compte qu'ils étaient tous contaminés avec des bactéries [...] En plus d’être contaminé, le produit était défectueux.

Une citation de :Le Dr Richard Garceau, microbiologiste-infectiologue au CHU Dumont

On parle de plus de 6400 trousses pour l'instant inutilisables au Nouveau-Brunswick. De plus, le Dr Richard Garceau estime que ce sont plus de 320 000 de ces trousses contaminées qui ont été livrées à l'échelle du pays.

L'achat des écouvillons

L’achat n’a pas été fait par les provinces, mais bien par un bureau central du Laboratoire national de microbiologie du Canada, à Winnipeg.

On s’est fait dire que le gouvernement chinois a eu beaucoup de plaintes, les dernières semaines, liées à la qualité dans son équipement lié à la COVID. Ils ont bloqué beaucoup d’exportations vers les pays pour faire des inspections des usines et des certifications pour s’assurer que ce qui sort du pays soit de qualité adéquate, confie le microbiologiste-infectiologue.

Notre dossier : La COVID-19 en Atlantique

Pour le moment, Radio-Canada sait simplement que ce fournisseur est basé en Chine, mais son identité est inconnue.

Le gouvernement fédéral a été averti, signale le Dr Garceau.

Le gouvernement provincial aussi au courant de la situation

Dans un courriel à Radio-Canada, le directeur des communications du ministère de la Santé, Bruce Macfarlane, confirme que le gouvernement provincial est au courant de la situation et qu'il travaille à la mise au point d'une solution en partenariat avec le fédéral.

Aucun des écouvillons contaminés n'a été utilisé par le laboratoire de Dumont. Malgré cet événement malheureux, nous n'avons pour l'instant aucune inquiétude concernant notre matériel d’analyse, assure M. Macfarlane.

Consigne sur l’utilisation des écouvillons

Une consigne du Laboratoire national de microbiologie été transmise aux centres de dépistage des provinces demandant de ne pas jeter les écouvillons. Le laboratoire chercherait actuellement une solution pour stériliser ces écouvillons correctement, explique le Dr Garceau.

On va sûrement envoyer nos écouvillons se faire stériliser dans une centrale de stérilisation dans une autre province. Si, quand il revient, ça va bien, on va pouvoir les utiliser. Ça peut prendre plusieurs jours, déplore le Dr Richard Garceau, qui se dit déçu de cette situation.

Avec les informations de Nicolas Steinbach

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