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Les policiers de Gatineau vous demandent de ne pas faire de défilés dans les rues

Des voitures avec des gyrophares allumés passent devant un hôpital.

Quelques dizaines de personnes ont décidé, lundi soir, de défiler à l’intérieur de leurs véhicules devant l'Hôpital de Papineau, dans le secteur de Buckingham, pour remercier les travailleurs de la santé.

Photo : Radio-Canada / S. B.

Le Service de police de la Ville de Gatineau (SPVG) demande aux citoyens de ne pas faire de défilés dans les rues pour appuyer les travailleurs de la santé ou pour célébrer les anniversaires de leurs proches.

Quelques dizaines de personnes ont décidé, lundi soir, de défiler à l’intérieur de leurs véhicules devant l'hôpital de Papineau, dans le secteur de Buckingham, pour remercier les employés de l'établissement.

Le SPVG reconnaît que les défilés comme tels ne contreviennent pas à la loi, mais affirme qu'ils peuvent causer des problèmes en incitant les gens à sortir dans la rue.

On comprend l'idée derrière, on comprend que les gens veulent remercier le travail incroyable que les gens dans le domaine de la santé font, mais on ne peut pas encourager ce genre d'initiative là, parce que ça peut mener à des rassemblements, ce qui vient à l'encontre de la loi sur la santé publique, affirme une porte-parole du SPVG, Andrée East.

C'est un beau geste, mais ça peut mener à des rassemblements et ça peut faire en sorte d'éliminer certaines mesures pour éliminer la propagation du virus et on fait un pas en arrière en matière de santé publique.

Andrée East, porte-parole du Service de police de la Ville de Gatineau

Le corps policier gatinois rappelle que les gens qui ne respectent pas les règles de distanciation physique décrétées par la province s'exposent à des amendes allant de 1000 $ à 6000 $.

Notre dossier COVID-19 : ce qu'il faut savoir

Une campagne de sensibilisation aux gens vulnérables

Le SPVG lance par ailleurs une campagne de sensibilisation pour encourager les gens à venir en aide aux personnes vulnérables pendant la pandémie. Selon Renée-Anne St-Amant, une autre porte-parole de la police gatinoise, les règles de confinement en vigueur peuvent exposer ces gens vulnérables à de plus grands risques.

On pense aux enfants de tout âge qui sont maltraités, abusés, négligés, des personnes âgées qui sont victimes de maltraitance ou d'abus ou des gens qui sont victimes de violence conjugale, affirme l'agente St-Amant. On veut dénoncer le plus possible les situations où il y a de l'abus ou de la maltraitance.

Une affiche produite par la police avec des images d'enfants, de femmes et de personnes âgées violentées.

Le Service de police de la Ville de Gatineau lance une campagne de dénonciation contre les abus envers les personnes vulnérables.

Photo : SPVG

Mme St-Amant encourage les proches de victimes de maltraitance ou des personnes qui seraient témoins d'actes de violence à les dénoncer à la police de Gatineau. Les témoins de tels actes à l’endroit des personnes vulnérables peuvent aussi les rapporter en composant le 911, en contactant la Direction de la protection de la jeunesse, SOS violence conjugale ou encore la ligne Aide Abus Aînés.

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Ottawa-Gatineau

Santé publique