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« Voir mes enfants et petits-enfants me manque » – Lucien Laroche, 91 ans

Plongée dans le quotidien de cet ancien enseignant qui vit dans une résidence pour aînés.

Un homme âgé assis sur dans un fauteuil.

À 91 ans, Lucien Laroche dit que ce qui lui manque le plus depuis le début de la pandémie, c'est de pouvoir rendre visite à ses enfants et petits-enfants.

Photo : Radio-Canada / Abdoulaye Cissoko

Lucien Laroche réside dans un foyer pour personnes âgées dans le quartier de Saint-Boniface, à Winnipeg. Depuis le début de la pandémie, il doit se plier à certaines règles et limiter les contacts avec le monde extérieur afin de se prémunir contre le virus.

S'il peut toujours sortir de la résidence où il habite, Lucien Laroche dit qu'il doit néanmoins respecter des consignes strictes comme la distanciation physique ou encore se soumettre à un test du coronavirus après chacune des ses escapades.

À chaque fois que je vais faire mes emplettes ou que je vais chez le médecin, je dois passer un test à mon retour à la résidence. À part ça, je peux sortir plusieurs fois par jour si je ne suis en contact avec personne ou si je garde la distance requise vis-à-vis des gens, raconte-t-il.

Lucien Laroche affirme qu'au sein du foyer, des activités de loisirs ont été aussi annulées cause de la crise sanitaire. Il n'y a plus de parties de cartes, de bingo et de jeu de galets (shuffleboard), indique-t-il.

Il ajoute que les résidents peuvent regarder des films, mais qu'il ne doit pas y avoir plus de 12 personnes à la fois dans la salle.

Deux joueuses remplissant leur carte de bingo.

D'après Lucien Laroche, certaines distractions ont été annulées à cause de la pandémie.

Photo : Radio-Canada

Selon le nonagénaire, si les résidents se saluent toujours lorsqu'ils se croisent dans les couloirs, les visites entre résidents ne sont plus autorisées. On essaie d'éviter les rencontres autant que possible, souligne-t-il.

Un temps interminable

Lucien Laroche commence à trouver le temps long. D'autant plus qu'à l'exception des employés essentiels comme les cuisiniers, le personnel de ménage et de soins, aucun autre visiteur ne peut accéder à la résidence.

Pas même les membres de sa famille, avec qui il ne communique plus que par téléphone. Une situation qu'il juge difficile, même s'il en comprend la nécessité.

On sait qu'un jour tout cela va finir. C'est donc un petit prix à payer pour un grand bénéfice plus tard. On pourrait être égoïste et dire c'est moi, c'est moi, mais c'est pour le bien de tous. C'est une réalité qu'il faut accepter, dit-il avec philosophie.

Ce qui lui manque le plus, c'est de pouvoir rendre visite à ses enfants et petits-enfants qu'il dit chérir énormément.

La dernière fois que je suis allé chez ma fille, nous avons soupé ensemble, c'était il y a deux mois. Vous savez, c'est rafraîchissant, dit-il avec un brin d'émotion.

Malgré tout, Lucien Laroche se dit chanceux, car tous ses enfants habitent à Winnipeg. Ce qui n'est pas le cas de tous les résidents, constate-t-il. Il y a des gens ici qui ont des enfants à Montréal, Vancouver ou aux États-Unis. C'est beaucoup plus difficile pour eux, reconnaît-il.

Du haut de ses 91 ans, cet ancien enseignant dit n'avoir jamais vécu pareille situation. Il y a eu des grippes sévères où on demandait aux gens de restreindre leurs activités publiques, mais comme ça, non, dit-il.

M. Laroche se réjouit de la façon dont les gouvernements se sont engagés à combattre cette pandémie et se dit persuadé qu'on sortira plus fort de cette crise sanitaire.

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