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Les multiples facettes de la Dre Jennifer Russell

La médecin hygiéniste en chef du Nouveau-Brunswick, Jennifer Russell, est aussi chanteuse.

Photo : Gracieuseté: Outreach Productions

Propulsée à l'avant-scène de cette crise par ses fonctions, elle est devenue la voix calme francophone qui informe et accompagne les Néo-Brunswickois tous les jours depuis le début de la pandémie. Mais derrière ce sarrau de médecin hygiéniste en chef se cache une femme au parcours unique. Voici le portrait de Jennifer Russell.

À 14 h, du lundi au vendredi depuis plusieurs semaines, la médecin hygiéniste en chef du Nouveau-Brunswick a rendez-vous avec les citoyens confinés et impatients de connaître les derniers développements de la crise qui leur a fait perdre tous leurs repères.

Notre dossier : La COVID-19 en Atlantique

Ses journées commencent aux aurores et ne se terminent que lorsque le soleil est couché.

J’arrive au bureau entre 7 h et 7 h 15 le matin. Je finis vers 19 h 30 le soir et j'arrive à la maison vers 20 h, explique-t-elle avec son calme habituel, comme si cette routine surchargée allait de soi.

Jennifer Russell en réunion.

« J’arrive au bureau entre 7 h et 7 h 15 le matin. Je finis vers 19 h 30 le soir et j'arrive à la maison vers 20 h », explique la médecin hygiéniste en chef du Nouveau-Brunswick.

Photo : Radio-Canada / Jennifer Russell

S’il y a encore des courriels et des appels, je continue. C’est presque 7 jours par semaine. Les fins de semaine sont un peu moins occupées parce que je ne participe pas aux conférences de presse.

Le soir, j’ai d’habitude une à deux heures avant que je me couche.

Jennifer Russell, médecin hygiéniste en chef du Nouveau-Brunswick

Lorsqu’on lui demande si elle arrive à décrocher, elle répond que ça lui arrive parfois les fins de semaine, si son horaire le lui permet.

La chanteuse

Les soirs, pour couper court à ce rythme de travail effréné, elle passe du temps avec sa fille Olivia, une tasse de thé à la main.

Je joue du piano à la maison avec ma fille et elle joue du ukulele. Elle chante aussi.

Jennifer Russell, médecin hygiéniste en chef du Nouveau-Brunswick

Il faut dire la pomme ne tombe pas loin de l’arbre. La médecin hygiéniste est aussi chanteuse à ses heures et a même déjà enregistré un disque. Elle collabore d'ailleurs avec plusieurs groupes passant du jazz à la musique celtique.

Toutefois, elle confie avoir été contrainte de laisser de côté cette passion dernièrement. Elle n’a tout simplement plus le temps.

salle de concert avec un groupe de musique en prestation

Jennifer Russell en prestation lors d'un spectacle de musique.

Photo : Gracieuseté de Outreach Productions

Depuis plusieurs semaines, comme beaucoup d'autres, elle s’est engagée dans un réel marathon dans lequel chaque minute compte. Jennifer Russell ne peut pas se permettre un quelconque laxisme, et elle le sait.

Il faut dormir au moins un bon 7 heures par soir. Pendant la journée, je prends toujours le temps de bien manger. Je ne manque jamais de repas. Elle dit dormir profondément. Avec ses journées bien remplies, il est difficile d’en douter…

La membre des Forces armées

La discipline de fer avec laquelle elle affronte cette tempête est tout naturel pour la médecin de famille originaire de Bathurst. Elle a fait partie des Forces armées canadiennes.

En fait, c’est grâce à son engagement militaire qu’elle a pu étudier la médecine à l’Université Memorial de Saint-Jean à Terre-Neuve.

Après sa résidence en médecine familiale en Nouvelle-Écosse, Jennifer Russell a quitté les Maritimes pour la capitale nationale.

À Ottawa, elle travaillait dans des cliniques de voyage et d’immunisation pour la Défense nationale et c’est à ce moment-là qu’elle a découvert sa passion pour la santé publique.

Je faisais beaucoup de lecture sur le sujet, sur les recherches sur les maladies chroniques. Je savais que c’était un domaine de santé publique qui m’intéressait beaucoup.

L’Acadienne

Si cette expérience s’avère être un moment décisif dans son cheminement, elle lui a aussi permis de réaliser l’importance du bilinguisme.

Dre Jennifer Russell, médecin hygiéniste en chef du Nouveau-Brunswick.

La Dre Jennifer Russell a été nommée médecin hygiéniste en chef en 2018.

Photo : Avec la gracieuseté de / Bruce MacFarlane

C’est grâce à cet atout qu’elle a pu se démarquer lors de son passage à Ottawa, puisqu’à l’époque, Jennifer Russell était la seule médecin francophone de son équipe.

Mes parents sont tous les deux anglophones, mais mon père vient du Québec. Il travaillait dans une mine à Chibougamau lorsqu'il avait 18 ans, alors il a dû apprendre le français, raconte-t-elle.

Il a continué de parler en français lorsqu’il travaillait à la mine de Bathurst. C’était vraiment important pour lui que je parle français. Ma mère a des racines acadiennes.

Malheureusement, dit-elle, le français s'est perdu au fil des générations et des mariages entre francophones et anglophones.

Alors, rendue à sa génération, la famille ne parlait plus le français. C'était vraiment important pour mes parents que je sois bilingue. Ils voulaient que j’aille à une école francophone, et c’est ce que j’ai fait dès la maternelle.

Dre Russell a travaillé pendant plusieurs années dans des centres de traitement des dépendances et de santé mentale et dans des hôpitaux du Nouveau-Brunswick.

Elle a assuré l’intérim du poste pendant trois ans avant d’être nommée médecin hygiéniste en chef en 2018.

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