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Marché immobilier : l’embellie avant la tempête?

Une affiche d'agent immobilier qui indique la vente d'une maison à Québec

Le marché immobilier n'a pas chuté pour le moment malgré la pandémie de COVID-19.

Photo : Radio-Canada

Malgré l’arrivée de la pandémie de COVID-19 au Québec en mars, le marché de la vente résidentielle a bondi lors du troisième mois de l’année en Abitibi-Témiscamingue.

La Chambre immobilière de l’Abitibi-Témiscamingue a publié ses chiffres mensuels et les données peuvent sembler surprenantes à première vue. Le nombre total de ventes a ainsi augmenté de 5 % dans la région, passant de 123 ventes en mars 2019 à 129 ventes en mars 20202.

Le volume des ventes a également progressé de 23 %, totalisant plus de 29 millions de dollars. Le directeur général de la Chambre immobilière de l’Abitibi-Témiscamingue, Robert Brière, explique ces résultats.

Depuis plusieurs années, le printemps est très bon et mars est directement relié aux mois de janvier et février que nous avons connus. La période de crise que l’on vit actuellement, on va plus la voir en avril et mai, analyse-t-il.

Une pancarte à vendre devant une maison unifamiliale à Québec.

Les maisons unifamiliales sont le type de maison ayant été le plus vendu selon le dernier bilan mensuel en Abitibi-Témiscamingue.

Photo : Radio-Canada

Le marché des résidences unifamiliales occupe le haut du classement, avec 113 des 129 ventes réalisées en mars 2020 dans la région. Le prix médian a également augmenté de 10 %, se fixant à 216 000 $, alors qu’il était à 196 000 $ l’an dernier.

Quant au délai de vente, il a diminué de 29 jours, passant de 136 jours en 2019 à 107 jours cette année.

La situation pourrait changer

Pour l’instant, c’est encore juste positif. Les maisons ont pris de la valeur et les ventes ont été plus nombreuses, ajoute-t-il.

Cela dit, selon Robert Brière, le marché se porte bien, du moins pour le moment. Comme la majorité des industries, le marché immobilier pourrait vivre des moments plus difficiles. Ceux-ci auraient simplement été décalés par rapport aux industries dont la chute a été plus instantanée au début de la pandémie.

Il y a de l’incertitude pour les prochains mois.

Une citation de :Le directeur général de la Chambre immobilière de l’Abitibi-Témiscamingue, Robert Brière

Le nombre de nouvelles inscriptions dans l’ensemble de la région a diminué de façon importante, passant de 166 en mars 2019 à 122 cette année, soit une diminution de 27 %.

Il faut que ça reparte bientôt, si ça ne repart pas avant mai juin, il pourrait avoir une baisse de prix 3 % à 4 %, avance le directeur général de la Chambre immobilière de l’Abitibi-Témiscamingue.

En rafales : les données locales

  • Hausse des ventes de 57 % à Amos : l’agglomération d’Amos enregistre la plus grande hausse du nombre de ventes de la région, soit 22 ventes en 2020, comparativement à 14 en 2019.
  • Augmentation de 21 % du prix médian dans la Vallée-de-l’Or : le prix médian dans la Vallée-de-l’Or se chiffre donc à 270 000 $.
  • 43 % moins de nouvelles maisons à vendre à Rouyn-Noranda : c’est à Rouyn-Noranda qu’il y a eu la plus forte baisse de nouvelles inscriptions, passant de 46 à 26 depuis l’année dernière.

Si ce scénario s’avère, le marché pourrait alors se transformer en marché d’acheteurs.

Robert Brière émet cependant une mise en garde. Si le nombre d’inscriptions chute encore et que le nombre d’acheteurs chute aussi, les prix ne baisseront pas nécessairement. S’il y a moins de maisons et qu’il y a autant d’acheteurs, les prix pourraient monter, indique-t-il.

Il y a deux scénarios et on ne sait pas ce qui va se passer, mentionne Robert Brière.

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