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Des Rangers de la Basse-Côte-Nord seront mobilisés

Un quai avancé dans l'eau avec des réservoirs au loin.

Le quai de La Romaine - Unamen Shipu en Basse-Côte-Nord

Photo : Radio-Canada / Nicolas Lachapelle-Plamondon

Les Rangers résidant en Basse-Côte-Nord seront mobilisés pour prêter main-forte dans le cadre des mesures mises en place pour freiner la propagation de la COVID-19.

La ministre de la Sécurité publique et vice-première ministre du Québec, Geneviève Guilbault, a remercié, sur Twitter, le gouvernement fédéral d'avoir accepté d'augmenter le nombre de Rangers au Nunavik et d'en déployer en Basse-Côte-Nord.

Le premier ministre du Canada, Justin Trudeau, a mentionné dans son point de presse quotidien en fin d'avant-midi mercredi qu'il répondait favorablement à la demande du gouvernement du Québec en ce sens.

Une décision à laquelle s'attendaient les Rangers depuis quelques jours et qui a été officialisée aujourd’hui, selon le major Benoit Lafleur, chef des opérations du 2e groupe de patrouilles des Rangers canadiens, dont relèvent les Rangers du Québec.

En attente de directives

Benoit Lafleur explique que les Rangers sont en attente de directives claires pour se mettre au travail. Selon lui, il faudra entre un et trois jours de préparation pour mobiliser et activer les différentes équipes de Rangers de la Basse-Côte-Nord.

Une rencontre est prévue en fin d’après-midi mercredi pour organiser le déploiement dans les prochains jours, confirme le CISSS de la Côte-Nord.

Justin Trudeau n'a pas donné de détails sur le nombre de Rangers qui seront mobilisés en Basse-Côte-Nord.

Une décision attendue en Basse-Côte-Nord

Le 3 avril, la MRC du Golfe-du-Saint-Laurent avait adopté une résolution pour demander à l’armée de mobiliser les Rangers qui résident dans les communautés de la Basse-Côte-Nord.

Les élus souhaitent ainsi obtenir du renfort pour faire respecter les mesures mises en place par le gouvernement pour limiter la propagation de la COVID-19.

L’administratrice de la Municipalité Côte-Nord-du-Golfe-Saint-Laurent, Darlene Rowsell-Roberts, pense que le soutien des Rangers est essentiel dans le contexte actuel.

Nous avons besoin des Rangers et nous espérons qu’ils seront là, à nous supporter [sic] et s’assurer que les gens respectent les directives en place pour la COVID-19, affirme l’administratrice.

Quant à Randy Jones, préfet de la MRC du Golfe-du-Saint-Laurent, il accueille la nouvelle favorablement. Où ils font le contrôle routier, ils pourront prêter main-forte là-bas. Et quand le [navire] Bella Desgagnés arrive [ils s’assurent] que les règles [sont] respectées, que les gens ne voyagent pas pour rien, précise M. Jones.

Aucun cas de la COVID-19 n'est présentement répertorié dans la région, mais les élus de la Basse-Côte-Nord craignent les conséquences d'une possible contagion en raison de l'isolement de la population et des ressources auxquelles elle a accès.

Qui sont les Rangers?

Le site du gouvernement canadien explique que les Rangers font partie de la Force de réserve des Forces armées canadiennes (FAC). Le site ajoute que ceux-ci assurent une présence militaire dans les régions peu peuplées du nord du Canada, le long des côtes et dans les endroits isolés qui ne peuvent pas être desservis de façon adéquate ou économique par d’autres éléments des FAC.

Les Rangers sont généralement des membres des communautés qu’ils servent, dont plusieurs sont des villages de Premières Nations ou inuit.

En 2016, le Canada comptait près de 5000 Rangers. Au Québec, 17 % des Rangers sont des femmes.

Avec des informations de Nicolas Lachapelle

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