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Dre Bonnie Henry : « Elle est au bon endroit, au bon moment »

La médecin hygiéniste en chef de la Colombie-Britannique, la Dre Bonnie Henry.

La médecin hygiéniste en chef de la Colombie-Britannique, Bonnie Henry, fait état de la pandémie et donne des consignes liées à la santé lors d'un point de presse.

Photo : La Presse canadienne / Darryl Dick

Radio-Canada

Admirée pour son calme et son honnêteté, la médecin en chef de la Colombie-Britannique, Bonnie Henry, pratiquement inconnue il y a quelques mois, figure aujourd’hui parmi les principaux acteurs de la lutte du Canada contre la COVID-19.

Voici le portrait d'une femme de courage dont la mission est d'assurer la santé de ses concitoyens.

À l'âge de 7 ans, Bonnie Henry accompagne sa famille à l'hôpital où sa sœur aînée, Lynn, doit subir une appendicectomie. Cette situation laisse une impression marquante dans l’esprit de la fillette.

C'était sa première fois à l'hôpital, et c’est à ce moment-là qu’elle s’est dit :" Je veux être médecin", raconte sa soeur, Lynn Henry.

Bonnie Henry était loin de se douter qu'elle serait un jour propulsée à l’avant-scène d’une crise sanitaire sans précédent, et que sa contribution en ferait une chef de file au pays.

Photo d'école de la jeune Bonnie Henry, 7 ans.

Bonnie Henry a su dès un jeune âge qu'elle souhaitait devenir médecin.

Photo : Offerte par Lynn Henry

Franchise et empathie

Depuis ses premiers points de presse en lien avec la COVID-19, la sympathie de la population envers la Dre Henry est bien visible sur les réseaux sociaux et dans les médias.

Alors qu’elle annonçait au début du mois que six nouveaux Britanno-Colombiens étaient atteints de la COVID-19, la Dre Henry avait dû retenir des larmes. C'est une période très difficile, a-t-elle admis aux journalistes présents dans la salle.

Puis, salons de coiffure fermés obligent, l’aveu d’avoir fait quelques retouches, et ses excuses auprès de son styliste pour avoir teint ses cheveux elle-même est rapidement devenu viral.

Si les projecteurs et l’admiration de toute une province sont des concepts nouveaux pour la Dre Henry, la pression exercée par un métier qui touche la vie de milliers de gens ne l’est pas.

La Dre Bonnie Henry se fait une teinture maison.

Comme tous les Canadiens, la Dre Bonnie Henry doit prendre soin de sa coloration à la maison.

Photo : Offerte par Lynn Henry

Bonnie Henry occupe le plus haut poste de médical de la Colombie-Britannique depuis le mois de février 2018, après la retraite de son collègue Perry Kendall.

Elle est un exemple de grâce sous pression, d'honnêteté, de franchise, d'empathie et de communication, dit-il à son égard. Je ne pense pas que j'aurais pu faire le travail aussi bien qu'elle.

L’expérience de Bonnie Henry en fait la bonne personne, au bon endroit et au bon moment, estime-t-il.

Le sens du commandement

Pendant ses études en médecine à l'Université Dalhousie, en Nouvelle-Écosse, Bonnie Henry a passé beaucoup de temps en mer en tant que médecin militaire dans la Marine royale canadienne.

Elle a été déployée à la base des Forces canadiennes à Esquimalt, sur l'île de Vancouver.

Elle s'est qualifiée en plongée, en tant que chirurgienne de l’air, et à un certain moment, elle a été la seule médecin à bord d’un navire de guerre de la flotte canadienne, selon le Dr Kendall.

Ça lui a donné le sens du commandement et du contrôle. Surtout, la capacité de donner des ordres et de pouvoir s'organiser dans des situations d'urgence.

Perry Kendall, ancien médecin hygiéniste en chef de la Colombie-Britannique

Une expérience internationale

En 2000, elle a travaillé avec l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et l'UNICEF pour un programme d'éradication de la polio au Pakistan. L'année suivante, elle s'est rendue à Gulu, en Ouganda, pour aider à lutter contre l’épidémie d'Ebola.

Puis, elle s'est retrouvée aux premières lignes de l'épidémie de syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS) en 2002 et en 2003, qui a tué 774 personnes dans le monde, dont 44 au Canada, la plupart à Toronto.

Photos de la Dre Henry au Pakistan entourée d'enfants, puis en Ouganda portant un équipement de protection personnel.

Bonnie Henry a travaillé au Pakistan, puis en Ouganda au début des années 2000.

Photo : Offerte par Lynn Henry

Le succès de la Colombie-Britannique et l'aplatissement de la courbe de progression du virus dans la province renforcent la popularité de la Dre Henry.

Selon Hamish Telford, professeur de science politique à l'Université de la vallée du Fraser, son rôle non partisan joue également en sa faveur.

Elle nous donne son expertise sans tournure politique, dit-il. ll se trouve qu'elle a une personnalité charmante et une voix extrêmement rassurante.

Quant à Bonnie Henry, elle reconnaît qu'on ne peut tout contrôler lors d'une pandémie. Or, son inspiration vient du public.

Chaque jour, quand je rentre chez moi et que je regarde les gens faire la queue à l'épicerie, ils sont patients et font ce qu'ils doivent. C'est ce qui me permet de dormir.

Avec les informations de Jason D'Souza

L'évolution de la COVID-19 d'heure en heure

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