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Faux négatifs : 8 à 10 % des tests sont mal effectués, affirme une microbiologiste

Tous ceux qui ont des symptômes doivent poursuivre leur isolement, quels que soient les résultats du dépistage, rappelle la microbiologiste Kelly MacDonald.

Plusieurs tubes avec des écovillons à l'intérieur.

La microbiologiste conseille aux patients d’utiliser leur intuition. S’ils ont de la fièvre, toussent ou ont d’autres symptômes qui pourraient être dus à la COVID-19, ils doivent continuer de s’isoler et faire comme s’ils avaient la maladie, même s'ils ont eu un test négatif.

Photo : La Presse canadienne / Darryl Dyck

La microbiologiste Kelly MacDonald, chef du département des maladies infectieuses à l’Université du Manitoba, met en garde contre les tests faux négatifs – qui confirment la bonne santé d'un patient infecté – après que deux Manitobains vivant en couple n’ont pas reçu le même résultat au dépistage de la COVID-19.

Allan et Martha Bradbury sont allés faire un dépistage pour la COVID-19 au retour d'une croisière, au cours de laquelle plusieurs cas de COVID-19 avaient été déclarés. Les deux Winnipégois ont eu des symptômes qui s’apparentent au virus, mais seul le test d'Allan Bradbury a été confirmé positif.

Une infirmière de la santé publique leur a indiqué qu'ils avaient passé le test de dépistage trop tôt, avant que le virus ne soit détectable dans le corps de Martha Bradbury.

J’étais vraiment malade, témoigne cette dernière. Alors l’infirmière était sûre que, à un moment donné, j’avais été exposée.

Le couple craint que de nombreuses personnes porteuses du virus ne reçoivent un résultat négatif et continuent ainsi à le propager.

Cela peut donner la fausse impression qu’on ne l’a pas, et donc, qu'on peut sortir, aller magasiner, voir sa mère, dit Martha Bradbury.

Il faut penser qu'on peut transmettre la maladie et, donc, agir comme si on l’avait, renchérit son mari.

Fiable à 99 % en laboratoire

La microbiologiste Kelly MacDonald, chef du département des maladies infectieuses à l’Université du Manitoba, souligne que la fiabilité du test de dépistage de la COVID-19 est de 99 % en laboratoire. Il est extrêmement sensible, précise-t-elle.

Toutefois, le prélèvement peut être mal effectué. Cela arrive entre 8 à 10 % des cas, selon la microbiologiste.

Nous savons que, si on ne va pas assez en profondeur dans le nez pour collecter les petites cellules, l’échantillon peut potentiellement être un faux négatif, explique Kelly MacDonald.

C’est pourquoi il est important de rester chez soi, de s’isoler et de continuer à être attentif à ses symptômes.

On prévient les gens qu’un test négatif ne doit pas les inciter à changer de comportement. En fait, ils devraient se comporter comme s'ils avaient la COVID-19.

Kelly MacDonald, chef du département des maladies infectieuses, Université du Manitoba

Nouveau virus, nouveau test

Le médecin hygiéniste en chef de la province, Brent Roussin, souligne de son côté que, si les taux de faux négatifs sont bas, le test de dépistage reste récent et il n’y a pas beaucoup de données sur le sujet.

C’est l’une des raisons pour lesquelles on ne teste pas les gens qui n’ont pas de symptômes, parce que le taux de faux négatifs est encore plus important chez ces derniers.

Brent Roussin, médecin hygiéniste en chef du Manitoba

Au Manitoba , il y a eu également quelques cas de faux positifs, qui n’étaient finalement pas porteurs de la maladie.

Kelly MacDonald explique que le dépistage détecte alors généralement d’autres coronavirus, qui peuvent causer des symptômes similaires d’infection des voies respiratoires, mais ne sont pas responsables de la COVID-19.

Avec les informations de Marina von Stackelberg

L'évolution de la COVID-19 d'heure en heure

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