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Kapuskasing n'exclut pas complètement l’idée d'accueillir des évacués

Les évacués de Kashechewan arrivent à Kapuskasing à bord d'un avion d'Air Creebec.

Des résidents de Kashechewan sont évacués chaque année depuis 17 ans dans différentes communautés ontariennes, dont Kapuskasing.

Photo : Radio-Canada / Martine Laberge

Prenez note que cet article publié en 2020 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Lors d’une réunion extraordinaire mardi après-midi, le conseil municipal de Kapuskasing a demandé au personnel de la Ville de recueillir plus d’information sur les ressources disponibles s’il décide d’accueillir ce printemps des évacués des Premières Nations menacées par des inondations.

La Ville de Kapuskasing avait indiqué plus tôt cette année qu’elle ne voulait pas accueillir des évacués, en raison de la pandémie de COVID-19, sauf si la situation dans une communauté autochtone devenait critique et qu'il n'y avait pas d'autres solutions.

Le directeur général de Kapuskasing, Guylain Baril, souligne qu’il serait difficile de respecter les mesures de distanciation physique si la Ville accueille des évacués comme elle le fait habituellement chaque printemps depuis une quinzaine d’années.

La Ville n’avait pas été en contact avec le Centre provincial des opérations d’urgence (CPOU) depuis une téléconférence le 31 mars, au cours de laquelle plusieurs villes, dont Timmins et Thunder Bay, avaient indiqué qu’elles n’accueilleraient pas d’évacués cette année, sauf si c’est une question de vie ou de mort.

La Première Nation de Kashechewan, dont les membres sont évacués chaque printemps depuis 17 ans, avait d’ailleurs indiqué qu’elle voulait demeurer sur son territoire cette année, en se déplaçant dans une zone à l’abri des crues de la rivière Albany.

Une rivière.

Vue de la rivière Albany du haut de la rive, où le nouveau village de Kashechewan doit être construit.

Photo : Radio-Canada / Erik White

Or, le CPOU a contacté la semaine dernière des hôtels du nord de la province, y compris à Kapuskasing.

Cela a fortement inquiété les élus et le personnel de la Ville, explique Guylain Baril. On pensait à ce moment-là que les services d’urgence planifiaient des évacuations sans la participation de la Municipalité. On croit que le rôle de la Municipalité est important.

« Il y a plein de choses que l’on considère, outre la capacité dans les hôtels. On se préoccupe de l’hôpital, des services policiers et des services d’aide en santé mentale. »

— Une citation de  Guylain Baril, directeur général de Kapuskasing

Une réunion téléphonique mardi après-midi avec le CPOU, peu de temps avant une rencontre extraordinaire du conseil municipal, a permis de clarifier la situation.

[La province] a bel et bien vérifié la capacité dans les hôtels, mais il s'agissait de mesures préventives, relate M. Baril. C’était juste pour comprendre où était la capacité en Ontario.

Dans l’éventualité d’une évacuation vers Kapuskasing, le CPOU contactera préalablement la Municipalité pour planifier l’opération, selon M. Baril.

Il rappelle que le plus important est de protéger la santé des résidents de Kapuskasing et des évacués.

Dans un document préparé pour la réunion extraordinaire du conseil municipal, on trouve une liste de conditions pour l’accueil d’évacués à Kapuskasing.

  • Les hôtels réservés aux personnes évacuées ne pourraient pas accueillir de clients. Une ou deux chambres par hôtel seraient utilisées pour aménager une clinique de santé et deux à quatre chambres seraient réservées pour isoler les cas confirmés ou présumés de COVID-19.
  • Le personnel de la clinique serait composé d’infirmières de la communauté évacuée, avec l’aide des ambulanciers paramédicaux de la Weeneebayko Area Health Authority.
  • Une compagnie privée ou encore l’armée assurerait la sécurité dans les hôtels et contrôlerait les déplacements. Des membres de la communauté évacuée pourraient aider à surveiller les couloirs et à effectuer des patrouilles à pied.
  • Les repas seraient livrés dans les chambres d'hôtel.
  • Les marchandises d'utilisation courante seraient livrées aux hôtels.
  • La Ville de Kapuskasing participerait principalement aux arrivées et aux départs, mais ne s’occuperait pas directement des personnes évacuées par la suite.
  • Les réunions du groupe de contrôle des mesures d’urgence auraient lieu en téléconférence.

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