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La mobilité du personnel a-t-elle contaminé un deuxième CHSLD?

Une préposée tient la main d'une personne âgée

Des membres du personnel se seraient déplacés entre les différents centres de soins de la région.

Photo : Getty Images / iStock

Déjà préoccupé par la situation du CHSLD Laflèche de Shawinigan, le président-directeur général du CIUSSS de la Mauricie et du Centre-du-Québec, Carol Fillion, admet que l’inquiétude est également grande à Saint-Tite. À mot couvert, il admet que déplacer du personnel d’un centre à l’autre a manifestement été une erreur.

12 des 33 résidents du CHSLD Monseigneur Paquin de Saint-Tite sont désormais porteurs de la COVID-19.

Il est évidemment impossible de connaître la façon exacte dont le virus est entré dans la résidence. Il est toutefois probable que des employés asymptomatiques du Centre Laflèche, placés en quarantaine préventive, aient été appelés trop tôt pour un retour au travail. Certains ont même dû compléter des quarts de travail dans d’autres résidences.

Au moment où j’ai pris la décision de ramener ces gens au travail, je l’ai fait sur la base des connaissances qu’on avait à ce moment-là, explique Carol Fillion.

Depuis, il a été prouvé que des personnes qui ne présentent pas de symptôme peuvent tout de même transmettre le virus.

Est-ce qu’aujourd’hui je rappellerais au travail quelqu’un de non symptomatique, mais qui a été en contact avec le virus, sans passer de test de dépistage? Assurément que la réponse est non. Maintenant, les gens ne travaillent plus d’une installation à l’autre. Quand on l’a fait, c’est parce qu’il y avait une pénurie de personnel à un endroit. Depuis deux jours, nous n’acceptons plus que le personnel change d’unité de travail, renchérit-il.

À la recherche de personnel

Au sein du personnel, qui se dit à bout de souffle, on ne compte plus les jours où les préposés et les infirmières ont dû rester en heures supplémentaires.

Bien que le CIUSSS tente de leur trouver du renfort, la position éloignée du CHSLD de Saint-Tite n’aidera en rien la recherche.

La distance est un défi supplémentaire, c’est évident. Certains ont des contraintes personnelles ou familiales qui vont devenir un obstacle. Toutefois, j’ai bon espoir que la volonté d’aider deviendra plus forte que la distance, tranche-t-il.

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