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En C.-B., 30 % des tests de dépistage donnent un faux résultat négatif à la COVID-19

Un homme, les yeux fermés assis. Une personne debout devant lui approche une longue tige qui ressemble à un coton-tige de son nez.

Un travailleur de la santé effectue un prélèvement pour dépister la COVID-19, la maladie causée par le SRAS-CoV-2.

Photo : Fournie par Shared Health/province du Manitoba

Radio-Canada

Près de 30 % des tests de dépistage de la COVID-19 donnent un faux résultat négatif, selon Bonnie Henry, la médecin hygiéniste en chef de la Colombie-Britannique.

Lundi, la Dre Henry a affirmé que les tests de dépistage à grande échelle sont une stratégie inefficace pour ralentir la propagation du virus, ajoutant qu’ils ne sont pas aussi sensibles que le croyaient les autorités sanitaires au début de la pandémie.

Les tests ne sont malheureusement pas complètement fiables. Les gens peuvent avoir un résultat négatif une minute, et un résultat positif, une heure plus tard, a expliqué la Dre Henry.

Plan épaules de la Dre Heny en conférence de presse.

Les tests de dépistage à grande échelle sont une manière inefficace de ralentir la propagation du virus, selon la Dre Henry.

Photo : Radio-Canada / Mike McArthur

En Colombie-Britannique, seuls les personnes présentant des symptômes de la COVID-19, celles qui sont hospitalisées, les résidents ou les employés des centres de soins de longue durée, les travailleurs de la santé et les personnes faisant partie d’une enquête à la suite d'une éclosion peuvent se faire tester pour la COVID-19.

La norme, c’est de ne pas faire tester les gens qui n'ont pas de symptômes, parce que nous savons que les tests ne sont pas efficients et qu’il se peut qu’on ait de faux négatifs, explique la Dre Henry.

Les tests sont fiables, selon un expert

Trente pour cent de faux négatifs, c'est le pire scénario, dit Craig Jenne, professeur associé au département de microbiologie de l’Université de Calgary.

Il y a de nombreuses raisons pour lesquelles les résultats de tests peuvent être faux, explique-t-il, notamment, parce que la personne est à un stade précoce de l’infection, un moment où la réplication virale dans le corps n’est pas assez importante pour que le virus soit détecté. Dans d’autres cas, le prélèvement n’atteint pas l'endroit où se trouve le virus dans le nez ou la gorge du patient.

Une main qui présente un écouvillon utilisé pour les prélèvements du test de coronavirus.

La collecte d'un échantillon à l'aide d'un écouvillon nasal permet aux médecins de détecter le SRAS-CoV-2 chez les patients.

Photo : La Presse canadienne / Paul Chiasson

Le taux est probablement [d’environ] de 30 % d’échecs chez un patient non coopératif [...] et dont l’échantillon s’est retrouvé dans la voiture d’une personne le transportant vers un laboratoire pendant plus de trois jours dit-il.

Les tests de dépistage permettent plutôt aux autorités sanitaires de comprendre jusqu’où le virus s’est répandu dans la communauté, ajoute-t-il. Nous ne pouvons pas garantir que le test détectera 100 % des personnes infectées. Alors on s’en sert comme confirmation pour des personnes symptomatiques, dit-il.

Une personne au résultat négatif peut être infectieuse

Craig Jenne tient à rappeler que les personnes dans les stades précoces de la maladie peuvent tout de même transmettre le virus, même si elles ont obtenu un test négatif et sont asymptomatiques.

Quelqu’un pourrait, par exemple, avoir un test négatif aujourd’hui, être exposé [au virus] au dîner et être infecté demain.

Une citation de :Craig Jenne, professeur associé, département de microbiologie, Université de Calgary

La Dre Henry et Craig Jenne maintiennent tous deux que, sans les mesures de distanciation physique, les tests de dépistage sont une manière inefficace de ralentir la propagation du coronavirus.

Nous voyons toujours une propagation virale, même en l’absence de tests, explique Craig Jenne. Alors je ne vois pas comment un nombre plus important de tests permettra un retour à la normale plus rapidement, parce que tout le monde devra quand même suivre la même infection.

Avec les informations d'Eva Uguen-Csenge

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