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À quand un déconfinement en Atlantique?

Une statue de George F. G. Stanley portant une masque.

Pas de déconfinement en Atlantique avant plusieurs semaines, même si la propagation du virus est à la baisse.

Photo : Radio-Canada / Guy Leblanc

Après avoir annoncé pendant des semaines de nouvelles infections et des restrictions supplémentaires de confinement, durant le long week-end de Pâques, les quatre gouvernements de l’Atlantique avaient finalement de bonnes nouvelles.

Dans les quatre provinces, la propagation de la COVID-19 est à la baisse.

Au Nouveau-Brunswick, il y a maintenant plus de personnes rétablies de la COVID-19 que de personnes infectées.

À l’Île-du-Prince-Édouard, on ne dépiste pas de nouveaux malades depuis plusieurs jours.

À Terre-Neuve-et-Labrador où l’on annonçait les nouvelles infections à coups de douzaines par jour, il n’y a qu’une dizaine de nouveaux malades depuis une semaine.

Seule la Nouvelle-Écosse annonçait mardi son pire bilan depuis le début de la pandémie, mais ce chiffre serait attribuable, selon le médecin hygiéniste en chef, le Dr Robert Strang, à une hausse du nombre de tests de dépistage effectués, ce qui gonfle inévitablement les chiffres.

Nous testons beaucoup plus de personnes et nous obtenons un nombre relativement faible de résultats positifs. Seulement 2 % sont infectés. Ça n’augmente pas.

Dr Strang, médecin hygiéniste en chef de la Nouvelle-Écosse

Ce sont donc de premières nouvelles encourageantes depuis des semaines et elles ne peuvent qu’être bien accueillies par les confinés.

Par contre, si elles font miroiter l’espoir que la fin du confinement approche, les autorités provinciales, elles, freinent ces ardeurs : il n’y aura pas d’assouplissement des mesures avant plusieurs semaines.

« Une question d’équilibre »

En point de presse lundi, le premier ministre du Nouveau-Brunswick ne cachait pas avoir hâte, lui aussi, au retour à la normale. Il indiquait qu’il était « nécessaire » de relancer l’économie plus tôt que tard, mais qu’il fallait aussi prendre en compte les prérogatives de santé publique. C'est une question d'équilibre, explique-t-il.

Blaine Higgs indique que des restrictions pourraient être assouplies, mais qu'aucune levée des mesures de distanciation physique ni de confinement n’est prévue pour l’instant.

Cet équilibre entre santé publique et économie pourrait toutefois imposer les balises du processus d’assouplissement des mesures une fois enclenché, sous-entend le premier ministre.

Deux personnes âgées portant des masques à l'intérieur d'un aéroport.

Un couple déambule à l'aéroport international Stanfield d'Halifax, en Nouvelle-Écosse, le 16 mars 2020.

Photo : La Presse canadienne / Andrew Vaughan

« Pas sortis du bois »

Dans quelques semaines, nous serons peut-être en meilleure position pour commencer à évaluer l’assouplissement graduel des restrictions et nous pourrons tranquillement retourner à la vie avant la pandémie, expliquait, en pesant chacun de ses mots, le Dr Strang, lundi.

Ce que nous faisons en ce moment fonctionne. Par contre, il est trop tôt pour dire qu’on peut commencer à relaxer. Nous ne sommes pas sortis du bois.

Dr Strang, médecin hygiéniste en chef de la Nouvelle-Écosse

Le médecin hygiéniste expliquait que la Nouvelle-Écosse était en train d’aplatir sa courbe de progression du virus, ce qui laisse entendre que le pic de la courbe a été atteint, que le pire est passé. Par contre, pour qu'il y ait déconfinement, il faut qu'il y ait une diminution soutenue du nombre de cas. Quelques jours ne suffisent pas.

À quand le déconfinement alors?

Une levée trop hâtive des restrictions de confinement pourrait avoir de graves répercussions, avertit l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). En fait, elle pourrait carrément provoquer une résurgence mortelle, en d’autres mots, de nouvelles vagues de propagation.

Cet avertissement de l’OMS est sans équivoque. Il faut prendre son temps, procéder à une levée graduelle et contrôlée.

Afin que les processus de transitions soient enclenchés au bon moment et de manière sécuritaire, l’OMS a établi des critères.

Les six conditions pour un déconfinement sécuritaire, selon l'OMS :

  • Maîtriser la transmission du virus;

  • Assurer l'offre de santé publique et de soins;

  • Minimiser le risque dans des environnements exposés, comme les établissements de santé de longue durée;

  • Mettre en place des mesures de prévention au travail, dans les écoles et d'autres lieux fréquentés;

  • Contrôler le risque de cas importés;

  • Responsabiliser les populations.

Le Canada et les provinces ont jusqu’à présent suivi les recommandations de cette agence internationale onusienne formée d’experts en santé publique.

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