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Nouvelle école francophone à Regina : des parents haussent le ton avec la province

Jean de Dieu Ndayahundwa, devant le Pavillon secondaire des Quatre-vents de l'École monseigneur de Laval, à Regina.

Jean de Dieu Ndayahundwa estime que la province doit faire des gestes concrets dans le dossier de la construction d'une nouvelle école francophone à Regina.

Photo : Radio-Canada / Andréanne Apablaza

Radio-Canada

Le Collectif des parents inquiets et préoccupés (CPIP) déplore que le ministre de l’Éducation de la Saskatchewan, Gordon Wyant, ait répondu à sa pétition à propos du financement d’une école francophone à Regina un mois plus tard, et ce, sans fournir de garanties que le projet verra le jour à court terme.

Le budget de la Saskatchewan pour 2020-2021, présenté le mois dernier, ne mentionnait pas d'investissement destiné à la construction de nouvelles écoles francophones dans la province. La situation avait entraîné des inquiétudes de la part de plusieurs organisations fransaskoises.

Les parents fransaskois qui manifestent leur désarroi devant la lenteur du gouvernement provincial à faire l'annonce d'une des trois écoles prévues dans le cadre de l'entente de principe ont raison d'exprimer leur frustration.

Ronald Ajavon, directeur général du Conseil des écoles fransaskoises (CEF)

Le CEF affirme prendre très au sérieux l'urgence de trouver une solution pour les défis d'espaces scolaires dans les trois communautés francophones de Regina, de Prince Albert et de Saskatoon, sans oublier les défis d'infrastructures avec lesquels les autres communautés doivent composer.

Le Conseil des écoles fransaskoises entend prendre tous les moyens nécessaires pour faire respecter l'entente de principe signée avec le gouvernement provincial.

Le CPIP dit avoir envoyé la pétition de 116 noms au ministre de l’Éducation le 9 mars, mais n'a reçu une réponse que le 9 avril.

Le porte-parole du groupe, Jean de Dieu Ndayahundwa, considère d’ailleurs que la réponse obtenue la semaine dernière n’est pas du tout satisfaisante et que la province se cache derrière ses atermoiements pour éviter d’honorer ses engagements par rapport au dossier de [la] construction d’une nouvelle école francophone élémentaire à Regina.

C’est vraiment un langage politique, il n’y a pas vraiment de solutions concrètes. Chaque fois, c’est la même réponse, mais le temps passe. Je sais que nous sommes actuellement dans une crise [avec la COVID-19], mais on a aussi des dossiers importants avec l’éducation de nos enfants, affirme Jean de Dieu Ndayahundwa.

Le porte-parole du CPIP réitère également son intention de saisir prochainement les tribunaux dans cette affaire, comme l’avait souligné le groupe dans une lettre envoyée au ministre de l’Éducation en février dernier.

[La province] n’a jamais dit non. Elle reconnaît qu’il y a un problème [à propos des écoles francophones] Donc, je pense que le moment est venu de retourner devant les tribunaux. Probablement que [les représentants du gouvernement] vont comprendre [qu’ils doivent agir], ajoute Jean de Dieu Ndayahundwa.

Le gouvernement de la Saskatchewan a réitéré son engagement auprès des communautés francophones et rappelle que la construction de nouvelles écoles à Regina et Saskatoon fait partie de la liste des 10 projets immobiliers scolaires prioritaires.

Avec les informations d’Elsie Miclisse

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