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Les mines pourront reprendre leurs activités dès le 15 avril

La fosse à ciel ouvert de la mine Canadian Malartic.

La fosse à ciel ouvert de la mine Canadian Malartic (archives)

Photo : Canadian Malartic/Mathieu Dupuis

Les mines pourront reprendre leurs activités normales dès le 15 avril. Elles font partie des industries qui pourront reprendre leurs activités tel qu’annoncé par Québec, le 13 avril.

Dès les premiers jours qui ont suivi la fermeture des mines, le 23 mars, le gouvernement et l'Association minière du Québec (AMQ) se sont rencontrés afin de mettre en place des balises qui permettraient le retour de l'industrie minière.

Le ministre Julien a d’ailleurs nié que le lobby de l'industrie minière soit plus influent qu'un autre.Ce n'est pas vrai du tout. Le 23 mars, quand il y a eu cette décision-là, on s'est assis avec l'Association minière, Josée Méthot et toute son équipe, pour voir à mettre en place des mesures, dit-il.

Le Québec est la seule province au Canada où le secteur minier n'avait pas été jugé essentiel depuis le jour un et naturellement les mesures qui ont été mises en place ont été validées à la fois par la Santé publique et la CNESST, assure-t-il.

Questionnée sur le même sujet, la présidente de l’Association minière du Québec, Josée Méthot, ne croit pas que la réouverture des mines avant d’autres industries au Québec confirme que le lobby minier est plus puissant qu’un autre.

L’industrie minière a travaillé en collaboration pour démontrer qu’elle est en mesure d’opérer dans le respect des travailleurs tout en travaillant avec les nouvelles façons de procéder en lien avec la COVID-19, lance-t-elle.

Nous avons démontré que nous pouvons opérer de façon responsable et sécuritaire, ajoute-t-elle.

De nombreuses mesures de sécurité

Le 4 avril, la Santé publique et la Commission des normes, de l'équité, de la santé et de la sécurité du travail ont d’ailleurs été mises à contribution afin de valider les conditions de retour au travail de travailleurs miniers, qui sont plus de 40 000 dans la province.

Les mesures exigées pour le retour aux activités le 15 avril :

  • Réduire au strict minimum le navettage aérien (« fly-in fly-out ») et maximiser le recours aux travailleurs résidents;
  • Lors des opérations de navettage aérien, noliser davantage d'avions afin d'assurer la distanciation physique;
  • Offrir un service de navettes par autobus afin d'amener les travailleurs directement à la mine, et ainsi limiter les contacts avec les communautés avoisinantes;
  • Exiger le port d'équipement de protection individuel (lunettes, gants, etc.) et accentuer les mesures d'hygiène particulières (usage de gel désinfectant, etc.);
  • Allonger le cycle de travail des travailleurs pour leur permettre de rester plus longtemps sur le site minier (ex. : 28 jours, au lieu de 14 jours).

Source :MERN

Quant aux descentes des cages, les consignes prévoient aussi des mesures de distanciation physique qui seront mises en place.

Sur les sites de Santé publique, on voit qu’il y a des mesures pour les ascenseurs. On dit que l’on doit réduire de moitié le personnel qui doit utiliser les ascenseurs et une cage est un ascenseur, mentionne la présidente de l’AMQ, Josée Méthot.

Les contracteurs sont autorisés

Le ministre de l’Énergie et des Ressources naturelles, Jonatan Julien, soutient également que les contracteurs sont autorisés à effectuer un retour au travail dans les opérations minières.

En ce qui concerne les barrages routiers qui étaient établis dans le secteur de Rouyn-Noranda, le ministre de l’Énergie et des Ressources naturelles indique que les travailleurs pourront y passer. Les barrages doivent toutefois demeurer en place jusqu’à nouvel ordre.

Un barrage policier sur une route.

Un barrage routier est présent sur la route 117, entre Rouyn-Noranda et Preissac, ce qui implique que plusieurs travailleurs miniers devront le franchir chaque jour. (archives)

Photo : Radio-Canada / Mélanie Picard

Pour les ménages dont les deux parents travaillent au sein de l’industrie minière, aucune place en garderie ne leur sera toutefois réservée. Celles-ci demeurent disponibles pour les services essentiels et non pas pour les services prioritaires, comme les mines ou l’industrie de la construction, par exemple.

Chaque jour, nous analysons la situation avec Mathieu Lacombe, Jean-François Roberge et le premier ministre et nous comprenons l’enjeu que peuvent vivre les gens qui travaillent dans les domaines prioritaires, mentionne M. Julien.

L'AMQ satisfaite

L'Association minière du Québec dit accueillir positivement l'annonce du gouvernement de ne plus restreindre au minimum les activités minières.

Dans un communiqué, elle assure que les minières reprendront leurs activités dans le respect des travailleurs, de leur santé et de leur sécurité, de même que celles de leurs proches et de la population. Aucun compromis ne sera fait sur cet aspect, dit-on.

Les sociétés minières prennent très au sérieux les risques de propagation de la COVID‑19 et appliquent des mesures avant même l’entrée aux sites miniers. Jamais les aspects économiques ne prendront le dessus sur la santé et la sécurité.

Une citation de :Josée Méthot, directrice générale de l'AMQ

On indique que des mesures de contrôle seront mises en place avant ou à l'arrivée sur les sites miniers. L'AMQ assure également que des mesures d'hygiène supplémentaires s'appliqueront à l'intérieur des sites miniers.

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