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Santé Canada approuve un test rapide et portatif de dépistage de la COVID-19

Le test de dépistage de la COVID-19 élaboré par la compagnie Spartan Bioscience d'Ottawa.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Santé Canada a approuvé l’appareil d’une entreprise d'Ottawa qui peut augmenter la capacité du pays de faire des tests de la COVID-19 et produire des résultats en moins d’une heure.

L’entreprise Spartan Bioscience a développé un appareil portable, en forme de cube, qui pourrait effectuer des tests rapides pour le coronavirus. Avec ce nouvel appareil de la taille d’une tasse de café, les tests peuvent être effectués à l’extérieur de laboratoires, soit dans des environnements tels que les aéroports, les postes frontaliers et les communautés éloignées.

La société a des contrats pour produire ses appareils de test rapide pour le gouvernement fédéral, ainsi que pour l'Ontario, le Québec et l'Alberta. L'Ontario a passé commande pour près d’un million de tests. L'Alberta en veut 100 000. D'autres provinces travaillent également sur des ententes avec l'entreprise, mais elles n'ont pas encore été confirmées.

Le président-directeur général de la société, Paul Lem, dit que son entreprise pourra expédier environ 10 000 appareils par semaine au cours des prochains jours et estime pouvoir multiplier ce chiffre dans les prochains mois.

Selon M. Lem, des entreprises privées ailleurs dans le monde sont intéressées par leur produit, mais l'entreprise n'a pris aucun engagement avec des entités étrangères, souhaitant prioriser les besoins des provinces canadiennes.

Un homme avec un sarrau tient un test dans ses mains.

Paul Lem, avec en main l'appareil de test rapide,

Photo : Radio-Canada / Jonathan Dupaul

L’entreprise était l'une des sociétés qui ont reçu des fonds fédéraux annoncés à la mi-mars pour aider à lutter contre la pandémie de coronavirus. Spartan travaillait déjà sur la fabrication d’un appareil de test d'ADN portables, ce qui lui a permis de développer rapidement, et avec des pièces similaires, son nouvel appareil.

Un cube qui s'illumine

Le président-directeur général de la société, Paul Lem, explique que les tests consistent en un tampon buccal et une cartouche fabriquée à Ottawa. Une fois l’échantillon récolté, la cartouche est insérée dans le cube. Si la COVID-19 est détectée, le cube s’illumine.

Nous ne souffrons pas de pénurie de nos matériels, puisque nous avons une chaîne d’approvisionnement bien développée ici au Canada depuis plus d’une dizaine d’années.

Paul Lem, président-directeur général, Spartan Bioscience

La société a annoncé lundi qu'elle avait l'approbation du gouvernement fédéral pour commencer à expédier ses cubes. Selon M. Lem, la province de l’Ontario a signé un contrat pour la livraison de 900 000 appareils d’ici 12 mois.

Il y a un besoin urgent et non satisfait de tests rapides pour la COVID-19 et en tant que fière entreprise canadienne, nous sommes ravis que notre technologie soit un élément important de la lutte contre la pandémie au Canada, a déclaré M. Lem dans un communiqué.

Partout au Canada, les responsables de la santé ont fait des tests ciblés, plutôt que des tests généralisés, pour la COVID-19 en raison d'une pénurie générale de matériel de test et de personnes formées pour les faire.

Un outil bien accueilli

Selon le Dr Paul Roumeliotis, du Bureau de santé publique de l’est de l’Ontario (BSEO), ce nouvel appareil va changer la donne dans la lutte contre la COVID-19.

Portrait du docteur devant le Centre Nav à Cornwall.

Le médecin-conseil en santé publique et président-directeur général du Bureau de santé publique de l’est de l’Ontario, Dr Paul Roumeliotis.

Photo : Radio-Canada / Jean-François Poudrier

Les tests instantanés vont vraiment changer la façon dont on fait les tests et la façon dont on comprend l’évolution de la COVID-19.

Paul Roumeliotis, médecin-hygiéniste, Bureau de santé publique de l’est de l’Ontario

Avec les tests instantanés, on pourra tout de suite savoir ce qu’on doit faire avec le patient, s’il sera amené à l’hôpital ou s’il sera isolé s’il est dans une maison de soins de longue durée, par exemple, explique le Dr Roumeliotis. Présentement, on fait le test et on attend 2, 3, 4 jours des fois, alors ça va vraiment changer la façon dont on traite ces patients-là.

Le Dr Roumeliotis croit aussi que ce sera bénéfique pour les régions éloignées des grands centres qui doivent attendre encore plus longtemps l’arrivée des résultats.

Selon Spartan Bioscience, les communautés autochtones pourraient aussi en bénéficier.

Avec les informations de Frédéric Pepin et d'Amanda Pfeffer

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