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COVID-19 : les temps sont durs pour les agents immobiliers à Winnipeg

Une affiche en anglais indique qu'une propriété est à vendre.

La Chambre immobilière de Winnipeg se dit « en terrain inconnu » avec la nouvelle pandémie de COVID-19.

Photo : La Presse canadienne / Jonathan Hayward

Malgré un début d’année très fort, le marché immobilier à Winnipeg a considérablement ralenti en raison de contrecoups de la pandémie de COVID-19.

Au premier trimestre, les ventes du Service interagences au Manitoba (Multiple Listing Services) ont augmenté de 12 % par rapport à la même période en 2019, et les chiffres des ventes ont débuté en force en mars, avec une augmentation de 8 % par rapport à mars 2019.

Toutefois, le marché a subi un ralentissement dans les activités d’inscription et de ventes au cours de la dernière semaine de mars. Ce qui est tout à fait compréhensible, étant donné le désir collectif et la nécessité d’aplatir la courbe de la COVID-19, note la présidente de Winnipeg REALTORS, Catherine Schellenberg, dans un communiqué de presse.

La première semaine d’avril, les statistiques hebdomadaires font état d’une plus importante baisse encore des activités d’inscription (-48 %) et de ventes (-25 %) par rapport à la même période en 2019.

Les agents immobiliers manitobains ont noté un brusque ralentissement du marché et vivent beaucoup d’incertitude, les visites, les inspections et les évaluations étant en grande partie annulées.

Notre industrie a connu des récessions économiques et des changements de marché, mais on ne sait pas à quoi s’attendre d’une pandémie, avoue le vice-président et responsable des communications de Winnipeg REALTORS, Peter Squire.

Nous sommes en territoire inconnu.

Peter Squire, vice-président et responsable des communications, Winnipeg REALTORS

Le gouvernement manitobain n’a pas officiellement décrété un arrêt des achats et des ventes de maisons, mais comme les visites sont fortement déconseillées, plusieurs acheteurs et vendeurs ont remis leur projet à plus tard, note l’agente immobilière Renée Robidoux-Kapitoler.

Les gens qui veulent vendre leur maison préfèrent ne pas avoir beaucoup de gens qui passent dans leur maison. Et les gens qui veulent acheter, aussi [...] en ce moment, il y en a beaucoup qui préfèrent rester à la maison, en sécurité, affirme Renée Robidoux-Kapitoler.

Une nouvelle marche à suivre

Malgré tout, des transactions immobilières se font toujours. Il y aura toujours les gens qui se séparent, les successions, les travailleurs de services essentiels qui doivent déménager rapidement pour un emploi, dit Mme Robidoux-Kapitoler. Il y a aussi des gens qui avaient déjà conclu une entente avant l’apparition des premiers cas de COVID-19.

Et pour ce qui est des visites de maisons? C’est encore permis, mais avec précaution. C’est juste un client à la fois, explique l’agente immobilière. Il faut être certain que tout le monde est en bonne santé pour y aller. Il faut faire certain aussi qu’on porte des gants et il ne faut rien toucher quand on visite une maison.

Cela dit, les visites virtuelles ont largement remplacé les visites en personne depuis l’apparition du nouveau coronavirus. Toutefois, Renée Robidoux-Kapitoler souligne que cette technologie n’est pas forcément une solution miracle.

Pour un des achats les plus dispendieux dans une vie, acheter une maison à partir de photos, c'est difficile. On ne peut pas voir tous les détails, et on n’a pas le même feeling.

Renée Robidoux-Kapitoler, agente immobilière

Une attitude attentiste

Avec la chute du taux directeur de la Banque du Canada, certains ont espéré voir les taux hypothécaires à la baisse, ce qui aurait pour effet d'inciter plus d’acheteurs à faire le grand saut. Ce n'est pas tout à fait ce qui s'est produit.

De plus, ces acheteurs qui ont été préapprouvés pour un prêt hypothécaire et qui ont récemment perdu leur emploi ou ont vu leurs heures de travail se réduire en raison de la COVID-19 ne seraient possiblement plus admissibles pour un prêt bancaire, rappelle Mme Robidoux-Kapitoler.

Quoi qu'il en soit, la Chambre immobilière de Winnipeg ne se dit pas inquiète du marché pour l’instant.

C’est encore trop tôt pour faire des prédictions solides. Le marché était très fort et stable au début de la pandémie, et les autorités ont institué bien des mesures provisoires pour amortir les chocs. En ce moment, il faut attendre et voir comment les choses évolueront, comme tout le monde, conclut son vice-président, Peter Squire.

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