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Une dame trans dépose plainte pour discrimination contre le service de police d’Edmonton

Une auto-patrouille du Service de police d'Edmonton

Une auto-patrouille du Service de police d'Edmonton

Photo : CBC

Radio-Canada

La commission des droits de la personne de la province a accepté d’entendre la plainte de Marni Panas, une militante pour les droits de la communauté LGBTQ+, contre le Service de police d’Edmonton. La dame rapporte avoir été misgenrée à plusieurs reprises par un répartiteur de la police et qu’un autre a aussi supposé que son amie transgenre était une travailleuse du sexe.

Après avoir porté plainte au Service de police d’Edmonton, Marni Panas se dit toujours frustrée par le manque d’action du service. C’est ce qui l’a encouragé à déposer mardi une plainte pour violation des droits de la personne contre le Service de police d’Edmonton, quelques jours avant l'expiration du délai d'un an. La plainte allègue que le service a violé ses droits pour des motifs protégés de genre, d'expression de genre, d'identité de genre et de source de revenus.

Lorsque son amie n'a pas pu répondu à un appel le 11 avril 2019 s’assurant de sa sécurité pendant un rendez-vous, Marni Panas a appelé le 911. Les deux amis avaient un accord de longue date: si l'un ou l'autre ratait cet appel servant de contrôle de sécurité, l'autre devait appeler la police.

Marni Panas.

Selon Marni Panas, il faut considérer le fait que les personnes trans sont plus susceptibles d'être victimes de violence quand vient le temps de traiter des appels les impliquant.

Photo : Radio-Canada / Scott Neufeld/CBC

À l’époque la militante a porté plainte directement auprès du Service de police, mais un an après cet appel téléphonique, et malgré une offre de rencontrer les employés concernés ou même d'aider à mettre à jour la formation du service de police, Marni Panas dit avoir reçu peu d'indications que ses préoccupations concernant les préjugés systémiques au sein des services de police soient prises au sérieux.

« Je me suis sentie assez rejetée tout au long du processus. J'ai l'impression d'être dans une situation où si jamais je trouve que j'ai besoin de protection ou d'aide à nouveau, je ne sais pas si je vais téléphoner à la police d'Edmonton et cela me fait vraiment peur », confie-t-elle.

La dame trans a pourtant travaillé en étroite collaboration avec la police d'Edmonton, alors que le service a tenté publiquement de rétablir sa relation avec les personnes LGBTQ+. Marni Panas siège au comité de liaison du service sur les minorités sexuelles et de genre et dit qu'elle a aidé le chef Dale McFee à rédiger ses excuses l'année dernière auprès de la communauté LGBTQ+ pour des décennies d'injustice policière.

Nous ne pouvons pas nous permettre que notre service de police n'agisse pas de façon professionnelle, avec justice et équité.

Une citation de :Marni Panas

Fautif selon la police

Après les événements d’avril 2019, le Service de police a fait une enquête, qui a déterminé que l’employé ne rencontrait pas les exigences de l’organisation. L’employée a été « traitée enseuite conformément aux politiques et procédures du service régissant les employés civils », a déclaré la porte-parole de la police, Patrycja Mokrzan, par voie de communiqué.

Selon Marni Panas, elle n'a reçu aucune indication de la police selon laquelle la formation sur les préjugés a été révisée pour inclure spécifiquement les expériences des personnes trans et non binaires, ou des travailleuses du sexe.

Avec les informations de Jordan Omstead

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