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Des fabricants de produits désinfectants peinent à trouver de la matière première

Des mains sous des distributeurs de gel désinfectant.

La meilleure défense contre le coronavirus demeure de se laver souvent les mains, selon les experts.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Des entreprises de la Mauricie et du Centre-du-Québec qui fabriquent des produits désinfectants peinent à trouver les matières premières dont elles ont besoin, en pleine crise du coronavirus. Alors que les États-Unis ont bloqué l'envoi de certaines matières vers le Canada et que la compétition est plus féroce sur le marché, les producteurs doivent s'adapter.

L'éthanol est devenu une denrée rare ces jours-ci. Ce produit est utilisé notamment dans la fabrication de gels antiseptiques pour les mains. Les bouteilles, les pompes, les bouchons et les contenants ne traversent plus la frontière canado-américaine comme avant et sont aussi difficiles à trouver.

L'arrivée de nouveaux joueurs sur le marché complique aussi la tâche aux producteurs plus expérimentés.

Un peu tout le monde se lance partout en ce moment. De notre côté, on est beaucoup en contact avec les instances gouvernementales et provinciales pour être sûr que les entreprises qui sont déjà dans le domaine aient accès à ces matières premières là, souligne le vice-président des ressources humaines et de l'innovation du Groupe Sani Marc, Patrick Couture.

L'entreprise de Victoriaville fournit les produits désinfectants à près de 40 % des hôpitaux de la province.

Les Laboratoires Choisy à Louiseville vivent les mêmes problèmes d'approvisionnement.

J'ai de la misère à fournir le marché que nous avons, les centres pour personnes âgées, les CIUSSS. On a des clients aussi dans la chaîne alimentaire, indique le vice-président aux opérations, Mario Brochu.

L'entreprise tente de trouver des matières premières alternatives, mais le processus d'approbation auprès de Santé Canada demeure long.

On voudrait qu'il y ait un assouplissement des normes et des paramètres pour nous permettre de fournir les marchés, réclame M. Brochu.

En attendant, les entreprises espèrent une meilleure coordination des ressources qui entrent au pays.

En ce moment, on a une crise sanitaire. On a besoin d'avoir une chaîne d'approvisionnement optimisée. Ce n'est pas le temps d'avoir des freins. Présentement, les fournisseurs principaux du réseau de la santé manquent de matières premières. Ils doivent se tourner vers une panoplie de petits fournisseurs, déplore Caroline Piché, la directrice générale de l'Association pour le développement et l'innovation en chimie au Québec.

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