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Une solution nord-ontarienne pour réutiliser les masques N95

Un masque N95.

Les masques N95 sont conçus pour réduire les risques d'exposition aux particules contaminantes.

Photo : Radio-Canada / Charles Contant

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2020 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Une entreprise nord-ontarienne propose une méthode qui permet de réutiliser plusieurs dizaines de fois des masques de protection individuelle.

Alors que l’approvisionnement venu des États-Unis de ce type d’équipement de protection individuelle (EPI) subit des retards et que le personnel médical subit des pénuries, les masques N95 ne peuvent être utilisés plus qu'une fois.

Santé Canada permet depuis peu de faire usage plusieurs fois du même masque s’il est bien décontaminé et donc sécuritaire pour le personnel soignant.

Plusieurs méthodes ont été mises en avant, étudiées et validées par le fabricant 3M en lien avec les autorités sanitaires américaine, canadienne et québécoise.

Le nettoyage par vaporisation de peroxyde d'hydrogène fait partie de celles-ci.

Patrice Dubreuil, entrepreneur du nord, a sauté sur l’occasion.

Le groupe d’entreprises qu’il coordonne a développé un prototype de vaporisateur mobile, capable de redonner son utilité à un masque en bon état, après quatre à six heures de désinfection.

Si un médecin utilise 20 masques dans une journée, il va les placer dans un sac, nous, on va nettoyer ces 20 masques-là, on va les remettre, ça va être le même médecin qui va les réutiliser, détaille M. Dubreuil.

La technique est validée par les experts.

« Le peroxyde d'hydrogène fonctionne quand même de façon très très efficace à tuer tous les microbes, dont les bactéries et les virus. Souvent, c'est écrit que ça va désinfecter et tuer tous les microbes à 99,8 % ou quelque chose du genre. »

— Une citation de  Alain Simard, professeur en immunologie à l'École des sciences médicales du Nord de l'Ontario

Ces masques peuvent être ainsi réutilisés jusqu'à 50 fois, selon l'agence américaine Food and Drug Administration.

M. Simard indique cependant que ce n'est qu'une moyenne.

La grande question, c'est à quel point on peut les décontaminer sans vraiment perdre l'intégrité des masques, se demande-t-il. Mais ça, ça devrait prendre quelques autres études pour déterminer ça.

M. Dubreuil propose un conteneur mobile, qui pourrait être déplacé en fonction des besoins de chaque établissement.

Une illustration montre la coupe d'un conteneur industriel avec deux personnes à l'intérieur.

La méthode de désinfection des masques peut être installée dans un conteneur, lequel peut faire la tournée des hôpitaux qui ont besoin d'un tel service.

Photo : Illustration fournie par VALE

L’entrepreneur aimerait aussi subvenir aux besoins de sa communauté.

« Je sais que Kapuskasing a fait appel, ils veulent de l'équipement. Sault-Sainte-Marie, c'est un peu pareil. Alors pourquoi pas en construire un modulaire, et on va faire le tour, et gardez votre protection, on va la nettoyer pour vous. »

— Une citation de  Patrice Dubreuil, entrepreneur

Seul hic : cette technologie est coûteuse.

Un vaporisateur coûte 80 000 $ et une commande peut prendre un mois à arriver en raison de la demande actuelle, dit-il.

M. Dubreuil lance donc un appel aux investisseurs afin de concrétiser sa solution au plus vite.

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