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Les magasins d'alcool, un service essentiel pour ceux qui vivent avec une dépendance

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Des bouteilles d'alcool dans un rayon d'un Liquor Mart

Alcool et confinement : comment la pandémie affecte-t-elle notre consommation d'alcool

Photo : Radio-Canada

Alors que certains experts craignent une hausse de la consommation d’alcool reliée au confinement pendant la pandémie de COVID-19, une médecin manitobaine rappelle l’importance des magasins d’alcool comme service essentiel, surtout pour les personnes vivant avec des problèmes de dépendance à l'alcool

Ces dernières peuvent encourir des risques dangereux pour leur santé physiques et mentale si elles doivent brusquement vivre un sevrage, explique la Dre Ginette Poulin, directrice médicale de la Fondation manitobaine de lutte contre les dépendances.

Si on arrête l’accès à l’alcool, ce qui arrive, c’est que les personnes qui boivent beaucoup peuvent faire l’expérience d’un sevrage, explique la Dre Poulin.

Pour demeurer dans la zone de consommation modérée, les limites recommandées sont de deux verres par jour pour les femmes et trois verres par jour pour les hommes, pour un maximum de 10 verres par semaine pour les femmes et de 15 verres par semaine pour les hommes.

Source : Educ’alcool

Parmi les symptômes de sevrage, certains sont plus légers que d'autres, comme des tremblements, de la transpiration, de l'anxiété et de l'angoisse, mais aussi des pensées noires et, dans les cas les plus graves, un delirium tremens, soit un état d'agitation propre au sevrage de l'intoxication alcoolique.

[Les grands consommateurs] peuvent faire des crises, et ça peut entraîner la mort dans les cas sévères, enchaîne la directrice médicale. Mais, même les sevrages moins sévères peuvent mettre plus de pression sur le système de santé quand ces personnes ont besoin de soins médicaux.

Moins de freins naturels

Il reste encore trop tôt pour déterminer si la pandémie va mener à une augmentation ou une diminution à long terme de la consommation d'alcool, croit la Dre Poulin. Toutefois, elle met en garde contre une absence de freins naturels, c’est-à-dire des facteurs qui découragent la consommation immodérée en temps normal.

Il n’y a plus cette stigmatisation qu’on peut ressentir lorsqu’on boit en public ou dans des situations sociales. Chez nous, on peut boire et il n’y a personne pour nous juger, affirme-t-elle. On n’a pas besoin de conduire [...] et l’alcool est toujours à bout de bras.

Le plus important, souligne la docteure, est que les gens ne doivent pas s’isoler socialement ni avoir peur de demander l’aide s’ils en ont besoin.

Notre dossier COVID-19 : les services ouverts ou fermés dans votre région

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