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L'industrie du tourisme en Gaspésie fragilisée par l'annulation des festivals

Deux chambres de motel vues de l'extérieur.

L'annulation des festivals met en lumière le lien d'interdépendance entre la scène culturelle et les autres secteurs économiques.

Photo : Radio-Canada / Martin Toulgoat

Radio-Canada

L'annulation des festivals ainsi que des rassemblements culturels jusqu’au 31 août, afin de lutter contre la propagation de la COVID-19, fragilisera encore davantage les hôteliers et les restaurateurs.

Ces derniers comptent sur les retombées économiques de ces évènements, en particulier durant l'été, pour rentabiliser leurs établissements.

À Gaspé, par exemple, le Festival Musique du bout du monde, qui a normalement lieu au mois d’août, génère des retombées de trois millions de dollars en une seule fin de semaine.

Des gens dans une rue durant un festival

La rue de la Reine pendant le Festival Musique du Bout du Monde

Photo : courtoisie Roger St-Laurent

Ajoutée à la fermeture de certaines régions, dont la durée reste incertaine, l’absence d’évènements culturels et sportifs cet été pourrait mettre en péril la saison touristique.

Ça va être beaucoup plus tranquille que d'habitude. Ça va être un été avec peu ou pas beaucoup de touristes, prédit le propriétaire de l’épicerie Le Marché des saveurs gaspésiennes, Jean-François Gavioli.

M. Gavioli estime que les commerces qui risquent de mieux s'en sortir sont ceux qui ne misent pas qu'essentiellement sur les touristes, comme c'est le cas pour son entreprise.

Présentement, avec l'achat local, le monde de Gaspé qui nous soutient, on s'en sort quand même relativement bien, illustre-t-il.

Une femme prend un sac en papier, lui même déposé au fond d'un petit bac bleu, à l'extérieur d'une petite épicerie.

Le Marché des saveurs gaspésienne peut compter sur sa clientèle gaspésienne pour subsister pendant la pandémie.

Photo : Radio-Canada / Martin Toulgoat

Une nécessité de s’entraider

L'annulation des festivals et événements, exigée par le gouvernement Legault, met en lumière les liens serrés qui existent entre l'industrie culturelle et les autres secteurs économiques, notamment le tourisme, la restauration ou encore le milieu hôtelier, explique la présidente du Réseau des organisateurs de spectacles de l'Est-du-Québec (ROSEQ), Josée Roussy.

Selon elle, lorsque le premier est touché, les autres en subissent d'importantes conséquences financières.

En Gaspésie et dans l'Est-du-Québec, tout est interrelié. Nos industries se répondent l'une à l'autre, donc il faut se parler pour s'assurer qu'on ait le financement adéquat dans tous les secteurs économiques.

Josée Roussy, présidente du Réseau des organisateurs de spectacles de l'Est du Québec (ROSEQ)
Jeune femme sur scène devant un public dans une petite salle.

Le Festival BleuBleu de Carleton-sur-Mer a également été annulé cette année.

Photo : Radio-Canada / Nadia Ross

Avec la majorité des dépenses déjà engagées et des revenus à la billetterie qui seront inexistants, les pertes seront inévitablement énormes pour l'industrie culturelle.

C'est sûr que c'est une grande inquiétude, parce qu'il faut savoir que nos modèles d'affaires sont faits beaucoup en fonction des revenus : on est très peu subventionnés dans nos structures d'affaires, donc les revenus sont très importants, affirme Josée Roussy.

Le ROSEQ espère maintenant que le gouvernement du Québec n'oubliera personne, en particulier dans le milieu culturel, lorsqu'il sera temps d'accorder une aide financière pour pouvoir traverser la crise économique liée à la pandémie.

Avec les informations de Martin Toulgoat

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Gaspésie et Îles-de-la-Madeleine

Industrie culturelle