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Des travailleurs oubliés par la Prestation canadienne d'urgence

Marilie Bilodeau à Slam Rivière-du-Loup

Marilie Bilodeau à Slam Rivière-du-Loup

Photo : Radio-Canada

Même si près de six millions de Canadiens ont déjà fait une demande pour bénéficier de la Prestation canadienne d'urgence (PCU), certains ne peuvent y avoir accès. Certains travailleurs autonomes continuent de recevoir de petits montants, ce qui les disqualifie du programme.

C'est le cas de l'artiste Marilie Bilodeau de Trois-Pistoles, qui est aussi mère d'une petite fille. Depuis le début de la crise de la COVID-19, elle a vu ses revenus fondre comme neige au soleil.

Elle a perdu 80 % de ses revenus. Il ne lui reste qu'une paie de 170 $ par semaine de l'École secondaire de Trois-Pistoles, où elle enseigne la musique de deux à trois heures par semaine.

L'artiste pigiste avait de nombreux contrats de prévus en mars et avril dans différentes écoles et dans des centres de la petite enfance. Mais ces contrats ont été annulés.

Pour nous, les travailleurs autonomes, pigistes, qui reçoivent encore un micro revenu pour l'instant, il n'y a pas encore de solutions.

Une citation de :Marilie Bilodeau, travailleuse autonome

La PCU a été mise sur pied pour aider les Canadiens qui ne travaillent plus depuis le 15 mars.

Après avoir tenté sans succès d'annuler son contrat à l'école secondaire, elle a approché son député Maxime Blanchette-Joncas.

Malheureusement, l'élu ne pouvait rien faire pour elle. Un membre de son équipe lui a proposé une aide de dernier recours, soit le programme d'aide sociale. Mais même dans sa situation, Marilie Bilodeau ne se qualifie pas pour cette aide.

Des gens font la file dans un bureau.

Les bureaux de Service Canada ont été fermés le 28 mars.

Photo : La Presse canadienne / Paul Chiasson

Le gouvernement fédéral assure que la PCU sera élargie pour qu'un plus grand nombre de Canadiens puissent y obtenir de l'aide durant la pandémie.

Même si elle s'impatiente de plus en plus, Marilie Bilodeau garde espoir et croit que l'ensemble des gouvernements devront revoir leurs différents programmes.

Tout le côté administratif devrait s'adapter à ça, parce que je pense que c'est le futur du travail, il y a plein de jeunes de ma génération, de ceux qui arrivent aussi sur le marché du travail et c'est ça, leur moyen d'arriver à faire ce qu'ils veulent, ce qu'ils aiment en fait dans la vie, de créer leur propre emploi et de prendre de petits contrats à côté, conclut-elle.

Selon les informations de Zoé Bellehumeur

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