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Produits désinfectants réservés à des proches : une épicerie visée par une enquête

Des contenants jaunes de lingettes désinfectantes Lysol dans un Canadian Tire de Vancouver.

Les lingettes désinfectantes comme celles-ci sont très en demande partout au Canada depuis le début de cette pandémie.

Photo : CBC / Ben Nelms

Radio-Canada

Sobeys enquête sur les agissements de deux de ses franchisés, qui gardaient des produits désinfectants hors des étalages de leur supermarché Foodland et les réservaient pour leurs amis et les membres de leur famille.

C’est une cliente, une travailleuse de la santé qui attendait une nouvelle livraison de lingettes désinfectantes au supermarché, qui a ébruité l’affaire après avoir lu une publication d'une des deux personnes franchisées.

Sur sa page Facebook personnelle, la personne franchisée écrivait qu’elle gardait des produits Lysol hors des étalages de l’épicerie pour les proposer en priorité à ses proches.

Notre dossier : La COVID-19 en Atlantique

Nous voulons nous excuser, ont écrit Ashley et Kyle Ryan, vendredi, sur la page Facebook du supermarché Foodland qu’ils gèrent à Sydney Mines en Nouvelle-Écosse.

À un moment où nous aurions dû être particulièrement sensibles aux besoins de toute la communauté, nous avons accepté des commandes personnelles pour des produits désinfectants, que nous avons mis de côté à notre domicile, affirment-ils après avoir été pris en défaut. 

Nous essayions d’aider, mais c’était une terrible erreur. Tous les produits Lysol que nous aurions dû placer sur les rayons du magasin sont maintenant disponibles pour tout le monde, poursuivent les Ryan. Ils se disent désolés et promettent de s’amender.

Sobeys enquête

Ashley et Kyle Ryan ont décliné une demande d’entrevue et référé CBC / Radio-Canada au géant de l’alimentation Sobeys, propriétaire de la bannière Foodland.

Dans un courriel, un porte-parole de Sobeys a indiqué que l’entreprise enquêtait sur cette situation.

Il est clairement inapproprié pour des franchisés d’acheter des produits et de les revendre en privé, hors de leur magasin, particulièrement en ce temps de crise et lorsque les produits en question sont si essentiels, écrit le porte-parole.

Sobeys dit être extrêmement déçu des agissements de ces franchisés et étudie la manière d’y réagir.

D'après le reportage de Taryn Grant, CBC

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