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Un possible retour en classe avant le 4 mai trouble des parents et des enseignants

Des élèves en classe.

Le scénario d'un retour en classe d'ici le 4 mai comme l'envisage Québec suscite beaucoup de craintes chez les parents et les enseignants.

Photo : Radio-Canada / Mario De Ciccio

La Presse canadienne

Le scénario d'un retour en classe d'ici le 4 mai comme l'envisage Québec suscite bien des craintes chez des parents et des enseignants.

Une grosse vague d'émotions [...] et d'incompréhension a déferlé sur des groupes Facebook de parents, a raconté Pierre Avignon, le président du conseil d'établissement de l'École Notre-Dame-de-Grâce, un établissement situé dans l'arrondissement montréalais qui compte le plus de cas de COVID-19.

Lors de sa mise à jour de vendredi sur la lutte contre le coronavirus, le premier ministre François Legault a expliqué que les enfants risquent moins de présenter des complications liées au coronavirus.

Plusieurs ont peur que ça aille trop vite et qu'on mette des gens à risque, a pour sa part résumé M. Avignon.

Celui-ci voit mal comment les règles de distanciation sociale pourraient être respectées dans sa gigantesque école primaire fréquentée par environ 900 élèves où on est obligés de faire des roulements pour la cafétéria et la cour de récréation. Il n'y a jamais deux mètres, a-t-il lancé.

Selon le directeur national de santé publique, Horacio Arruda, la réouverture des écoles ferait en sorte que les enfants, moins vulnérables, participeraient à l'immunisation naturelle de la population.

Les jeunes qui pourraient attraper la maladie sans symptômes ou presque, c'est comme si on les vaccinait, a expliqué M. Arruda. C'est la vaccination naturelle qui va s'installer. Et c'est important dans la société qu'une certaine partie de la population soit vaccinée.

Les frustrations créées par cette possibilité étaient si grandes que l'unité entre les partis à l'Assemblée nationale qui n’avait pas faibli depuis le début de la crise a montré quelques signes de faiblesse.

Des experts en santé publique peuvent-ils expliquer pourquoi les autorités ont dit il y a un mois qu'il fallait fermer les écoles et les garderies parce que les enfants pouvaient être un vecteur important du virus – même si on interdisait toute visite chez les aînés – et que ce ne serait plus un enjeu?, s'est empressée de commenter sur Twitter Véronique Hivon, la porte-parole péquiste en matière d'éducation et de famille.

Scénario improvisé

Les propos du premier ministre Legault sentent l'improvisation et ont suscité beaucoup d'émoi chez les enseignants, a expliqué Sonia Éthier, la présidente de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), un syndicat comptant 125 000 employés du secteur de l'éducation.

Ils soulèvent énormément de questions et de peurs, a ajouté Mme Éthier dans un communiqué, avant de suggérer que le gouvernement consulte son organisation avant de prendre une décision à ce sujet ou d'émettre publiquement une quelconque hypothèse.

Le scénario envisagé par Québec d'une réouverture des écoles au printemps tranche avec celui évoqué plus tôt en matinée par Justin Trudeau, qui disait espérer assouplir certaines règles pour l'été.

Plus de gens pourront peut-être aller au travail, les écoles vont peut-être recommencer à reprendre, avait déclaré le premier ministre du Canada.

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