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Les entreprises de l'Abitibi-Témiscamingue sont-elles prêtes pour la vente en ligne?

Un clavier d'ordinateur

De plus en plus de consommateurs se tournent vers les sites de vente en ligne.

Photo : iStock

Piel Côté
Prenez note que cet article publié en 2020 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

En Abitibi-Témiscamingue, bien que les commerçants améliorent l’accès aux sites transactionnels, il reste encore du travail à faire pour que les consommateurs puissent augmenter leurs achats en ligne dans des entreprises locales.

La pandémie de COVID-19 a mis en lumière toute l’importance d’un site transactionnel, un outil que tous les entrepreneurs de la région ne détiennent pas encore.

Le leader parlementaire du Parti Québécois, Martin Ouellet estime que les sites transactionnels deviendront un incontournable.

Ce n’est pas juste une question de survie, mais une question d’améliorer son chiffre d’affaires, lance-t-il.

Martin Ouellet regarde au loin, l'air d'écouter quelqu'un qui parle hors-champ.

Martin Ouellet, leader parlementaire du Parti québécois

Photo : gracieuseté Assemblée nationale

Plus tôt cette semaine, il défendait les petites et moyennes entreprises (PME) québécoises qui doivent fermer leurs portes alors que des magasins à grande surface, qui ne vendent pas que des biens essentiels, demeurent ouverts. Il reconnaît toutefois que certains entrepreneurs subissent aujourd’hui les conséquences de leur inaction.

« Je pense que tôt ou tard, tout le monde va ou devrait se tourner vers les applications en ligne. »

— Une citation de  Martin Ouellet, leader parlementaire du Parti Québécois

À Rouyn-Noranda, la boulangerie Le St-Honoré recevait tellement de commandes dans un groupe Facebook créé à cet effet qu’elle a décidé d’aller de l’avant avec un site transactionnel, explique le copropriétaire, Simon Gaivin.

On n’avait pas ça comme projet du tout, mais devant la situation et devant la demande, on a décidé de rendre les produits disponibles à la maison et de mettre ce site sur pied, indique celui dont le site devrait être en ligne à compter de dimanche.

Des brioches dans des boîtes en carton.

Le Saint-Honoré va implanter un site web de vente pour ses pâtisseries.

Photo : Le Café de la Traverse

Simon Gaivin se questionne cependant à savoir si le site web demeurera après la crise. Nos installations ne sont pas faites pour fournir un tel type de volume, alors on se pose la question si on garde le site, mais surtout la livraison. On va voir ça dans les prochaines semaines, souligne-t-il.

Illustration d'une personne qui tend un sac d'épicerie rempli à une autre personne.

La livraison à domicile permet aux entreprises de tout de même vendre leurs produits durant la pandémie.

Photo : Radio-Canada / Laury Dubé

Il croit cependant que pour la majorité des entreprises, c’est une obligation d’être présent en ligne, mais pour une boulangerie à Rouyn-Noranda nous avons des contraintes, comme celles d’avoir des produits frais, spécifie-t-il, reconnaissant qu’un site transactionnel joue un double rôle, soit d’être une vitrine qui sert de présentation à l’entreprise en plus de permettre la vente des produits.

Pas adapté pour tous les types d’entreprises

Pour certains, il peut toutefois être difficile de se faire valoir en ligne. J’ai arrêté l’an passé le site transactionnel parce que ça ne fonctionnait pas, raconte le propriétaire de Norea Foyers Abitibi, Jacques Gagné.

Il soutient que dans le domaine des poêles et foyers, la vente en ligne n'est pas adaptée aux besoins des consommateurs.

Quand les gens dépensent 1 000 $ ou 2 000 $ sur un gros appareil, ils veulent le voir lui toucher, fait-il valoir.

Nos prix changent souvent et ça ne valait pas la peine pour ce que ça demandait. J’avais besoin de quelqu’un à temps plein pour tenir le site à jour, précise-t-il.

La crise servira de réflexion - Sébastien Lemire

Le député fédéral dans Abitibi-Témiscamingue Sébastien Lemire estime que la crise actuelle permettra aux entrepreneurs et à la société de manière générale de revoir ses façons de faire.

On voit toute l’importance de revenir dans une chaîne d’approvisionnement locale dans une région comme la nôtre, exemplifie-t-il.

Il souhaite que les petites ou moyennes entreprises mettent sur pied davantage de sites transactionnels puisque cela permet de concurrencer les multinationales. C’est une question de survie des organismes, selon moi, toute façon locale de faire concurrence aux Amazon de ce monde va faire partie de la solution, croit-il.

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