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Nombreuses plaintes à la CNESST concernant le coronavirus

Salle d'urgence.

La CNESST a reçu 240 plaintes de travailleurs en lien avec la COVID-19.

Photo : getty images/istockphoto / upixa

Des Québécois s’inquiètent pour leur sécurité au travail. Depuis le début de la pandémie chez nous, la Commission des normes, de l'équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) a reçu au moins 240 plaintes en lien avec la COVID-19.

C'est sûr que dans le contexte actuel, la CNESST reçoit un volume important de demandes, notamment pour le secteur de la santé, confirme le responsable des communications pour la région de la Capitale-Nationale, David Blouin.

La majorité de ces plaintes concerne les mesures de distanciation sociale difficilement applicables dans certains milieux, ou en encore la disponibilité des équipements de protection comme les masques.

Si bon nombre de plaintes proviennent des travailleurs de la santé, c’est parce qu’il sont encore nombreux à se rendre sur leur lieu de travail en cette quatrième semaine de confinement. Des ouvriers de la construction ont aussi signalé leur inquiétude à l’organisme avant que le gouvernement ne décrète l’arrêt des chantiers.

Risques inutiles?

Parmi ces plaintes, celle d’un perfusionniste de l’Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec (IUCPQ), qui affirme être exposé inutilement au virus. Après avoir interpellé sans résultat son employeur, il s’est tourné vers la CNESST.

Les 16 perfusionnistes de l’IUCPQ demandent de pouvoir rester à la maison en attendant que leurs services soient requis à l’hôpital, afin d’éviter de s’exposer à la COVID-19.

Ces professionnels sont affectés au bloc opératoire. Mais comme celui-ci fonctionne présentement au ralenti, ils doivent tout de même se rendre au travail même si leur présence n’est pas essentielle.

La CNESST confirme avoir reçu la plainte. Lorsqu'on reçoit ce genre de plainte, un inspecteur de la CNESST va rapidement communiquer avec l'employeur et le syndicat pour obtenir plus d'informations sur les mesures de prévention qui sont en place dans le milieu de travail, explique David Blouin.

Mesures suffisantes

Il affirme qu’après vérification, en ce qui concerne les perfusionnistes de l'Institut de cardiologie, toutes ces démarches ont démontré que les mesures mises en place s'avèrent suffisantes.

Pour l'instant, l'inspecteur au dossier poursuit ses interventions pour s'assurer que les mesures en place sont bien appliquées autant par l'employeur que par les travailleurs.

La COVID-19 dans la grande région de Québec

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