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L'OMS craint « une résurgence mortelle » de la pandémie en cas de déconfinement hâtif

La femme est sur son vélo dans une rue vide.

Une femme se promène à Paris vendredi, lors du confinement imposé.

Photo : Reuters / Gonzalo Fuentes

Radio-Canada

Au moment où le plafond des 100 000 morts de la COVID-19 a été dépassé vendredi à travers le monde, le directeur général de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) prévient qu’une levée prématurée des mesures de confinement pourrait entraîner une « résurgence mortelle » de la pandémie.

Je sais que certains pays préparent déjà la transition pour sortir des restrictions de confinement. Comme tout le monde, l'OMS aimerait voir les restrictions levées. Mais lever les restrictions trop rapidement pourrait entraîner une résurgence mortelle de la pandémie, a déclaré Tedros Adhanom Ghebreyesus.

Le reflux [de la pandémie] pourrait être aussi mortel que sa propagation s'il n'est pas géré convenablement, a-t-il ajouté lors d'une conférence de presse virtuelle à Genève, siège de l'agence onusienne.

Chaque individu a un rôle à jouer pour vaincre la pandémie.

Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l'OMS

L'OMS consulte actuellement les pays concernés pour élaborer des stratégies de déconfinement progressif et sûr.

Les six conditions pour un déconfinement sécuritaire, selon l'OMS :

  • Maîtriser la transmission du virus;
  • Assurer l'offre de santé publique et de soins;
  • Minimiser le risque dans des environnements exposés, comme les établissements de santé de longue durée;
  • Mettre en place des mesures de prévention au travail, dans les écoles et d'autres lieux fréquentés;
  • Contrôler le risque de cas importés;
  • Responsabiliser les populations.

Dans le sillage de la Chine, certains pays européens se préparent ainsi à la sortie du confinement, bien que celui-ci ait été prolongé en Irlande comme en Italie jusqu'au début de mai et que le premier ministre français Édouard Philippe ait prévenu qu’il allait durer dans l’Hexagone.

Les bonnes nouvelles des derniers jours permettent cependant de se mettre à imaginer l’avenir. L'Espagne, qui avec ses 15 843 décès arrive troisième quant au plus important nombre de morts, après l’Italie (18 849) et les États-Unis (17 925), a annoncé vendredi son nombre de décès quotidiens le plus bas depuis le 24 mars, soit 605.

Après un pic de près de 1000 morts quotidiennes enregistrées le 27 mars, l’Italie a quant à elle recensé 570 morts ces dernières 24 heures.

Cependant, le Royaume-Uni, avec ses 980 décès dans la dernière journée, ou la Belgique, avec 496, voient encore la situation empirer.

Quant au gouvernement allemand, il s'apprête à lancer lors de l'après-confinement une application mobile, inspirée de Singapour, pour faciliter le suivi individuel des cas et la détermination des chaînes de contamination.

Sur le même thème, Apple et Google ont annoncé vendredi un partenariat pour permettre le suivi numérique des individus ayant été à proximité des personnes infectées dans le but d'aider les gouvernements et les agences de santé à réduire la propagation du virus, mais en intégrant la confidentialité et la sécurité des utilisateurs au cœur de la conception.

Par ailleurs, en Russie, la ville de Moscou durcira dès lundi le confinement, les services de santé de la capitale russe atteignant leurs limites avec des semaines difficiles en perspective.

Les États-Unis au cœur du fléau

Avec près de 1,7 million de cas confirmés et plus de 102 000 morts dans le monde, c'est désormais aux États-Unis que la maladie progresse le plus vite.

L'État de New York est particulièrement touché. Plus de contaminations y sont dénombrées que dans le deuxième pays comptant le plus grand nombre de cas, l'Italie, avec plus de 160 000 malades, dont 93 000 rien que dans la mégalopole.

Plus de 28 % des contagions mondiales étaient recensées sur le territoire américain vendredi. Même si le nombre de personnes nouvellement hospitalisées se stabilise dans plusieurs États, le pays est en passe de devenir celui qui compte le plus de morts, avec un record de plus de 2100 nouveaux décès en 24 heures.

En Afrique, qui est le continent qui compte pour le moment le plus petit nombre de cas, on constate « une accélération alarmante », selon l’OMS, qui redoute « de graves épreuves » à venir en raison du manque d'infrastructures médicales.

Avec les informations de Agence France-Presse

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