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Un Saskatchewanais qui a la COVID-19 offre un avertissement en ce week-end de Pâques

Kyle Gunderson regrette de ne pas avoir respecté les règles de distanciation et d’avoir participé à un rassemblement. Il partage son expérience afin que les autres apprennent de son erreur.

Kyle Gunderson dans sa maison.

Kyle Gunderson.

Photo : Fournie par Kyle Gunderson

Radio-Canada

Un homme de Saskatoon, en quarantaine dans sa chambre depuis maintenant 16 jours parce qu’il se remet de la COVID-19, exhorte les gens à rester à la maison en cette période de Pâques et à apprendre de sa propre histoire.

Malgré les règles de distanciation, Kyle Gunderson a participé à la mi-mars à un tournoi de curling. Il croit que c’est à cet événement qu’il a été infecté par le coronavirus.

L’homme de 34 ans passe maintenant ses journées au lit à dormir ou tousser. Il partage son expérience en guise de mise en garde.

« Ça peut paraître hypocrite de dire aux gens de rester à la maison alors que j’ai la maladie parce que je ne suis pas resté à la maison, mais je veux [que les gens]  apprennent de mon erreur », dit-il.

Kyle Gunderson craint que les gens se fatiguent d’être coincés à la maison et qu’ils seront donc tentés d’ignorer les avertissements des responsables de la santé publique qui demandent de rester à la maison malgré le long week-end de Pâques.

En Saskatchewan, les rassemblements de plus de 10 personnes sont interdits en ce moment, sauf lorsque les gens peuvent respecter une distance physique d’au moins deux mètres. Le gouvernement provincial recommande toutefois que les gens limitent les rassemblements de Pâques aux personnes vivant dans une même maison.

« Un risque calculé »

Kyle Gunderson croit avoir contracté le coronavirus lorsqu’il a participé à un tournoi de curling à Saskatoon du 13 au 15 mars.

À ce moment, il y avait deux cas présumés de COVID-19 dans la province et plusieurs événements avaient déjà été annulés. Cependant, les rassemblements de moins de 250 personnes étaient encore autorisés et la plupart des mesures restrictives n’étaient pas encore en place.

« Il y a eu beaucoup de réflexion de ma part. Je me suis dit que peut-être je ne devais pas y aller », avance l’homme qui a malgré tout participé à l’événement, car il se sentait réconforté par les précautions prises par les organisateurs.

« J’ai pris un risque calculé. J’ai attrapé la COVID-19. En y repensant, avec ce que nous savons maintenant… je ne prendrais pas la même décision », dit-il.

Après avoir contracté la maladie sans le savoir, Kyle Gunderson a eu une toux légère pendant plus d’une semaine qu’il a attribuée à des allergies.

Dix jours après le tournoi, il a reçu un appel des responsables de la santé publique l’avisant qu’il avait été en contact avec une personne qui avait reçu un résultat positif.

Il a ensuite lui-même subi un test, qui s’est avéré positif, puis a été frappé par la maladie.

Il affirme qu'il dort 14 heures par jour, qu'il a une toux persistante, des maux de tête, qu'il fait de la fièvre et qu'il n'a pas d'appétit ni d'énergie.

« Ce n’est pas seulement la grippe. Ne sortez pas. N’interagissez pas avec les gens. Ne rendez pas visite à votre famille à Pâques. Je sais que tout le monde veut voir sa famille, ses amis, mais ça ne vaut pas le risque de propager la maladie », avertit-il.

Un agent de santé publique vérifie l’état de Kyle Gunderson chaque jour. On lui a dit de rester en isolement jusqu’à ce qu’il ne ressente plus de symptômes pendant 48 heures. Il espère enfin pouvoir quitter sa chambre pendant le long week-end de Pâques.

Avec les informations de Bonnie Allen

Notre dossier COVID-19 : ce qu'il faut savoir

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