•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Alors que les humains sont confinés, les animaux reprennent leur place

Un loup dans la neige.

Depuis le début du confinement, les animaux sont de plus en plus nombreux à s'aventurer librement dans les villes.

Photo : iStock

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2020 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

En Alberta, comme ailleurs dans le monde, les animaux profitent du confinement des humains pour reprendre leur place dans les villes.

Cheryl Myers promène fréquemment son chien dans le quartier d’Inglewood de Calgary. Habituée au paysage sonore encombré de la ville, la citadine a récemment été témoin d’un lever de soleil comme elle en avait rarement vu.

Avec tous ces cris d’oiseaux, j’avais l’impression d’être au chalet sur le bord de la mer. C’était magnifique, raconte la Calgarienne.

Une vidéo publiée sur sa page Facebook montre des centaines de mouettes voler au-dessus de sa tête, leurs ailes blanches contrastant avec les couleurs rosées et orangées du ciel.

Contrairement aux printemps précédents, l'habitante de Calgary affirme voir beaucoup d’oiseaux et d’oies près des routes et des sentiers. Elle a même vu un coyote s’amuser dans le champ devant sa maison.

Je suis à la maison avec mes deux enfants qui vont à l’université et mon mari. Nous sommes tous dans notre coin à faire des appels ou à suivre des cours en ligne. C’est vraiment agréable de sortir et de prendre une bonne bouffée d’air, dit-elle.

« Ne pas être entourée de monde permet de faire l’expérience de la nature dans l’état dans lequel elle devrait être. »

— Une citation de  Cheryl Myers, habitante de Calgary

Une autre Albertaine, Veronica Lawrence, a elle aussi eu la chance d’observer la nature reprendre sa place quand sa cour arrière a été envahie par les oiseaux.

Nous avons été envahis d’étourneaux, de jaseurs d’Amérique et de rouges-gorges. Ils ont passé la journée agglutinés à manger les pommetiers. Je n’avais jamais vu cela. Nous avons passé une dizaine d’heures à les observer manger et se blottir dans les arbres, dit-elle.

Deux oiseaux photographiés sur une branche gelée.

Le merle d'Amérique et le jaseur boréal ont tendance à consommer des fruits fermentés et à devenir ivres en cette période de l'année.

Photo : Photo fournie par Dennis Fast

Le biologiste Chris Fisher n’est pas surpris par le phénomène.

Calgary est une ville reconnue pour sa vie sauvage à travers le monde. Notre proximité avec les montagnes, les rivières Elbow et Bow et le parc provincial Fish Creek attirent les animaux, explique-t-il.

« Il va être intéressant de voir si cela va modifier de manière permanente la relation des Calgariens avec la vie sauvage. »

— Une citation de  Chris Fisher, biologiste

Selon lui, l’absence d’humains permet aux animaux de se promener en toute quiétude. Les prédateurs qui ne sortaient que la nuit par exemple peuvent maintenant être aperçus dans les rues en plein jour.

Les animaux qui entament leur nidification comme les bernaches et les canards colverts vont peut-être faire leur nid dans des endroits où ils auraient été dérangés en temps normal, ajoute-t-il.

Des canards sur l'eau où flottent des morceaux de glace.

Des canards colverts dans l'eau glacée.

Photo : Radio-Canada / Charles Contant

Chris Fisher croit également que les Albertains confinés ont maintenant plus de temps et remarquent davantage la présence animale dans la ville. Les jaseurs d’Amérique, par exemple, sont à Calgary depuis le mois de décembre.

Leur vacarme est une merveilleuse manière de terminer leur passage dans la ville, avant leur migration, conclut-il.

Avec les informations d'Helen Pike

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !