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COVID-19 : les députés fédéraux siégeront aux Communes samedi

La Chambre des communes vide.

Libéraux, bloquistes et néo-démocrates se sont prononcés en faveur d'un Parlement « virtuel » qui permettra à tous de siéger à distance.

Photo : La Presse canadienne / Adrian Wyld

Radio-Canada

Le projet de loi sur les subventions salariales aux entreprises devrait être adopté dans les prochains jours.

Le président de la Chambre des communes, Anthony Rota, a convié un nombre réduit de députés à siéger samedi dès 12 h 15 afin de débattre et de voter la suite du plan d'urgence en lien avec la pandémie de COVID-19.

Cette nouvelle arrive près de trois jours après le début des négociations sur le projet de loi. Le texte législatif avait été remis aux partis d'opposition lundi en début de soirée.

Jusqu'à maintenant, les conservateurs ne s'entendaient pas avec les autres partis fédéraux sur la marche à suivre pour la tenue des prochaines séances à la Chambre des communes dans les semaines à venir.

Libéraux, bloquistes et néo-démocrates se sont prononcés en faveur d'un Parlement virtuel qui permettra à tous de siéger à distance. Mais les conservateurs insistaient pour que les députés soient présents physiquement aux Communes.

Le premier ministre Justin Trudeau avait sous-entendu jeudi que l'opposition bloquait le processus parlementaire pour cette raison.

On ne devrait pas empêcher le passage d'un projet de loi important juste parce qu'on veut continuer d'avoir ces discussions, a-t-il insisté.

S'exprimant jeudi matin de Regina, le chef conservateur Andrew Scheer a réitéré qu'il souhaitait voir un nombre réduit de députés siéger pour questionner le gouvernement, comme ça s'est fait il y a deux semaines.

Il a ajouté que les séances virtuelles pourraient constituer un outil additionnel pour permettre à tous les députés du pays de participer à l'exercice démocratique.

Le chef conservateur a cependant rejeté toute suggestion que son parti retarde l'adoption du projet de loi, puisque les discussions n'auront aucun impact sur l'échéancier prévu, à son avis.

Le premier ministre lui-même a dit que ça va prendre six semaines avant que les ministères, que les fonctionnaires soient prêts à envoyer les subventions salariales, a répété M. Scheer.

La semaine dernière, le ministre des Finances, Bill Morneau, avait plutôt évoqué un délai de trois à six semaines pour que ce portail soit en marche.

Questionné au sujet du commentaire de M. Scheer, M. Trudeau a répondu qu'il était un peu déconcerté.

Pour moi, de pouvoir rassembler les parlementaires, ce n'est pas juste de mettre une étampe sur un projet qu'on aurait discuté à l'avance, c'est pour avoir un vrai débat pour pouvoir s'assurer qu'on est en train de faire les bonnes choses pour les Canadiens, a indiqué le premier ministre.

Si c'est effectivement ce que M. Scheer a dit, je suis un peu déçu de son manque de compréhension de l'importance du débat informé qui se passe au Parlement quand on se penche sur des projets de loi, a-t-il ajouté.

Les séances virtuelles à la Chambre des communes, elles, pourraient être une réalité d'ici quatre semaines, selon le président de la Chambre, Anthony Rota, dans une lettre envoyée à tous les partis mercredi.

Jeudi, un premier comité fédéral sur la santé s'est déroulé de façon virtuelle sans trop d'accrochages.

Le Canada n'est pas le seul pays à se pencher sur la possibilité d'un Parlement virtuel. Le Royaume-Uni a aussi l'intention d'aller de l'avant avec cette idée d'ici la fin du mois d'avril.

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