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L’éclosion de la COVID-19 dans une prison de la C.-B. « aurait pu être évitée »

Plan ceinture du Dr John Farley portant un masque.

Médecin spécialisé dans les maladies infectieuses qui traite les détenus de la prison de Mission, le Dr John Farley croit que les mesures prises pour assurer la sécurité des détenus sont insuffisantes.

Photo : Radio-Canada / Maggie MacPherson

Radio-Canada

On compte maintenant 24 cas de la COVID-19 dans la prison à sécurité moyenne de Mission, en Colombie-Britannique, selon le Service correctionnel du Canada (SCC). Une situation « préoccupante » qui aurait pu être évitée, selon des médecins et des avocats qui représentent des détenus.

Plus tôt cette semaine, le SCC ne signalait que deux cas dans cet établissement. C’est terrifiant, dit Adrienne Smith, une avocate de Vancouver.

Je pense qu'il sera très difficile, voire impossible, d'empêcher des éclosions dans les établissements correctionnels de la Colombie-Britannique.

Adrienne Smith, avocate

Un détenu nécessitant un ventilateur a par ailleurs été transféré à l'hôpital régional d'Abbotsford, confirme le directeur régional des services de santé du Service correctionnel, Sav Bains.

Vais-je m'en sortir vivant?

Au 9 avril, la prison de Mission a effectué 36 tests, dont 21 sont en attente de résultats. Les employés de la prison estiment le nombre insuffisant et se préparent au pire.

Les détenus se demandent s’ils vont s’en sortir vivants, raconte le Dr John Farley, médecin spécialisé en maladies infectieuses qui traite les détenus de la prison de Mission depuis 12 ans.

Il croit que les tests devraient être effectués auprès des personnes présentant des symptômes de COVID-19, mais aussi des détenus asymptomatiques, des agents correctionnels et des infirmières qui travaillent à la prison.

Des tests rigoureux auraient pu être institués beaucoup plus tôt.

Dr John Farley, médecin spécialisé en maladies infectieuses

Les détenus du système carcéral fédéral sont extrêmement vulnérables, selon le Dr Farley, puisque les personnes âgées de plus de 50 ans représentent 25 % de la population. De plus, bon nombre d’entre eux sont atteints du VIH, de l'hépatite C et d'autres problèmes de santé graves.

Si certaines institutions provinciales libèrent des détenus afin d'empêcher la propagation du COVID-19, le fédéral n'a toujours pas indiqué son intention d'emboîter le pas.

Avec les informations d'Angela Sterritt

L'évolution de la COVID-19 d'heure en heure

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