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Les églises restent ouvertes, mais les offices de Pâques seront télédiffusés

Monseigneur LeGatt lit un passage d'un livre tenu par un assistant.

Monseigneur Albert LeGatt, l'archevêque de Saint-Boniface, lors d'une messe en télédiffusion.

Photo : Daniel Bahuaud

L’archidiocèse de Saint-Boniface au Manitoba diffusera les célébrations de la Semaine sainte sur Facebook et YouTube. Les églises resteront ouvertes, mais l’archidiocèse assure que toutes les recommandations sanitaires de la province seront respectées.

Le coordinateur des communications à l’archidiocèse de Saint-Boniface, Daniel Bahuaud, assure que l’église prend au sérieux la crise de la COVID-19, et appliquera à la lettre des mesures de distanciation physique imposées par la province.

Les églises sont ouvertes dans le sens où les fidèles peuvent s’y rendre pour prier, se recueillir tranquillement, au gros maximum 10 à la fois dans une église donnée à un moment donné, en suivant tous les protocoles donnés par la province, souligne-t-il.

Il recommande d’ailleurs de toujours s’assurer de joindre sa paroisse locale pour s’assurer que l’église est ouverte.

M. Bahuaud n’est pas préoccupé par le risque que des files se forment devant les églises, puisque pour le moment, selon lui, les fidèles respectent soigneusement les directives de la province. Je n’ai pas beaucoup d’inquiétudes, mais c’est du jamais vu, lance-t-il.

Des messes privées

L'archidiocèse demande aux prêtres de célébrer des messes privées lors de la semaine sainte, une directive qui est en place depuis plusieurs semaines. Les messes du jeudi saint seront donc des messes privées où le prêtre prie pour le peuple, selon M. Bahuaud.

Il n’y a aucune attente que ce soit une messe publique, alors généralement le prêtre est seul ou il est accompagné dans les rares cas d’un maximum de quatre personnes, note-t-il, ces personnes accompagnatrices ne peuvent pas être invitées ou sollicitées et il ne faut pas qu’un fidèle sente la moindre pression pour participer.

Pour le Vendredi saint et la Vigile pascale, poursuit-il, on demande à tous prêtres de ne pas célébrer de messes privées. On leur demande plutôt de participer aux offices du Vendredi saint et de la Vigile pascale en visionnant les offices diocésains qui vont être transmis en direct sur Facebook et sur YouTube.

Trois personnes, l'une assise et les deux autres debout derrière elle, regardent un écran.

Une petite équipe s'assure du bon fonctionnement des diffusions en direct des messes diocésaines.

Photo : Daniel Bahuaud

Il y a une exception. Les paroisses qui prévoyaient déjà de télédiffuser ces offices peuvent le faire, soit environ 10 des 87 communautés religieuses de l’archidiocèse.

Les fidèles sont invités à allumer un cierge et à le placer dans leur fenêtre à 21 h, lors de la Vigile pascale samedi.

La transfiguration de la technologie

Daniel Bahuaud note que la vie diocésaine sera transformée par cette pandémie de façons inattendues : il y a des outils qui sont utilisés maintenant qui vont s’intégrer à la vie normale une fois que la pandémie sera terminée.

Il dit que l’usage des téléconférences a explosé, et que cela permet d’éviter des déplacements.

La télédiffusion de messes pourrait elle aussi continuer. Selon lui, de nombreux aînés dans des foyers regardent déjà des messes à la télévision. Celles-ci sont souvent américaines ou pancanadiennes.

Il y a un curé en région qui a mentionné que depuis qu’il fait du livestreaming, il y a plus de gens qui voient sa messe que de gens qui venaient à sa messe. Il se dit, j’ai réussi à joindre les gens qui sont croyants, mais peut-être en marge de la pratique religieuse fréquente.

Daniel Bahuaud, coordinateur des communications, archidiocèse de Saint-Boniface

Mais l'occasion d'assister à une messe de semaine ou une messe dominicale qui est diffusée de chez soi, potentiellement de sa paroisse locale ou de son ancienne paroisse, ça a un attrait extraordinaire, constate-t-il.

Les messes diocésaines du dimanche anglaises et françaises attirent à elles deux environ un millier de visionnements par semaine.

Les cloches de Pâques remercient les travailleurs essentiels

Par ailleurs, l'archevêque Albert LeGatt annonce que toutes les cloches de l’archidiocèse sonneront de midi à 12 h 05 le dimanche de Pâques, et au même moment tous les dimanches jusqu’au 31 mai.

Il s’agit d’un remerciement pour les travailleurs essentiels qui continuent leur ouvrage pendant la pandémie, s’exposant ainsi à la COVID-19.

L'évolution de la COVID-19 d'heure en heure

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