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Des patients guéris de la COVID-19 seront sollicités pour faire don de leur sang

Les chercheurs veulent mesurer l’efficacité du plasma convalescent pour traiter la COVID-19.

Photo : iStock

La Société canadienne du sang et Hema-Québec s’apprêtent à joindre la liste d’organisations qui espèrent obtenir l’aide des patients qui ont traversé la maladie pour trouver une solution à la pandémie.

Une étude lancée par le chercheur Philippe Bégin de Montréal, regroupe maintenant plusieurs agences et universités partout au pays. L’objectif est de vérifier l’efficacité du plasma convalescent pour traiter la COVID-19.

La procédure, qui consiste à effectuer une transfusion de plasma sanguin d’un patient guéri de la maladie vers un patient malade, vise à transférer les anticorps nécessaires à la guérison.

Santé Canada pourrait donner son aval dès la semaine prochaine pour le début des essais cliniques, un processus qui a été grandement accéléré dans les circonstances.

Par la suite Hema-Québec et la Société canadienne du sang seront responsables de collecter les dons de plasma, un produit sanguin incolore, auprès des patients guéris qui pourraient être intéressés à participer à l’étude.

Selon la scientifique en chef de la Société canadienne du sang, Dana Devine, l’ensemble de l’organisation est sollicitée pour arriver à mettre en place une opération d’une telle envergure dans un délai si court.

Nous devons poursuivre nos activités régulières pour répondre aux besoins réguliers en sang à travers le pays, en plus de préparer cet essai clinique

Dana Devine, scientifique en chef, Société canadienne du sang

Une vaste opération possible

Si les essais cliniques s’avèrent concluants et que la transfusion de plasma convalescent facilite la guérison des patients atteints de la COVID-19, une vaste campagne de collecte pourrait alors être mise en place.

Puisque les tests de dépistage de la COVID-19 ne sont administrés qu’à certains groupes de personnes à risques ou qui développent des symptômes sévères, l’identification de donneurs potentiels pourrait toutefois représenter un défi.

L’utilisation de tests sérologiques serait nécessaire pour assurer la présence d’anticorps chez les donneurs qui, par exemple, croient avoir contracté la COVID-19 sans en avoir obtenu de confirmation en laboratoire.

Le docteur Elie Haddad de l’hôpital Ste-Justine, qui travaille au sein de l’équipe de chercheurs, souligne toutefois qu’il y a encore plusieurs étapes à franchir avant d’envisager une telle utilisation à grande échelle du plasma convalescent.

Une fois qu’on peut démontrer que ça marche on sera en mesure de traiter rapidement beaucoup de monde.

Dr Elie Haddad, chercheur en immunologie

Un don de plasma représente environ 500ml, ce qui pourrait permettre de soigner un patient si l’hypothèse de travail des chercheurs s’avère juste. Les donneurs peuvent effectuer un don de manière sécuritaire chaque semaine.

La Société canadienne du sang souligne que bien qu’aucune activité de recrutement n’ait été mise en place, plusieurs citoyens se sont déjà manifestés pour offrir des dons de plasma et participer à l’étude.

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