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Des gens boivent de la bière.

Les restaurants sont fermés depuis déjà quelques semaines.

Photo : iStock

Dans son point de presse quotidien mercredi, le premier ministre François Legault a ouvert la porte à une réouverture progressive de certains commerces jugés non essentiels, tout en réitérant que la règle des deux mètres de distance entre les gens allait s'appliquer pendant encore plusieurs mois. Pour des secteurs d'activité comme la restauration et le tourisme, une réouverture à court ou moyen terme est-elle envisageable dans un tel contexte?

Les bars et restaurants ont été les premiers à devoir fermer leurs portes en raison de la COVID-19. Ironiquement, le président directeur général du Bistro Café Summum, Bénédict Morin, s'attend à ce que ces commerces soient les derniers à pouvoir reprendre leurs activités.

Il va falloir repenser à la façon dont on va pouvoir opérer nos restaurants.

Bénédict Morin, directeur général, Bistro Café Summum

Après la réouverture, les restaurateurs se préparent à ne pouvoir accueillir que 50 % de la clientèle habituelle, comme ce fut le cas dans les premiers jours de la crise.

Le vice-président aux affaires publiques et gouvernementales de l'Association des restaurateurs du Québec, François Meunier, est catastrophé à l'idée que la distanciation physique s'étende sur des mois.

Je peux vous dire qu’il va y avoir énormément de faillites dans l'industrie [...] 85 % avaient déjà une situation fragile en temps normal, imaginez ce que c'est présentement, mentionne-t-il.

Pour lui, la règle du deux mètres de distanciation remet purement et simplement en question le modèle de restauration tel qu'on le connaît en ce moment.

Des plats empilés.

Le Temaki sushi-bar offre des plats pour emporter depuis plusieurs mois déjà.

Photo : Radio-Canada

Le Témaki sushi-bar de Chicoutimi avait déjà entrepris, bien avant la pandémie, un virage en offrant un service de commandes pour emporter. Selon le copropriétaire Michaël Tremblay, le restaurant récolte aujourd’hui les fruits de ce changement.

On avait déjà maximisé le take out depuis le 9 octobre, mais là on fait juste ça. On a été un peu précurseur. On n'a pas vu venir la pandémie, mais on a vu venir les gens qui aiment bien manger chez eux, explique-t-il.

Il croit d'ailleurs que les restaurants à grande surface étaient déjà plus ou moins condamnés, non pas en raison de la pandémie, mais plutôt de la pénurie de main-d'oeuvre.

Notre dossier COVID-19 : ce qu'il faut savoir

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