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COVID-19 : inquiétudes chez les intervenants touristiques

Un homme ratisse le tour de sa sculpture. Un drapeau acadien est planté dans le sable à côté.

Concours des Châteaux de Sable des Iles-de-la-Madeleine

Photo : Radio-Canada / Philippe Grenier

Des responsables d’entreprises s’inquiètent des répercussions de la pandémie sur la saison touristique qui arrive à grands pas.

La période de confinement est prolongée au minimum jusqu’au 4 mai et pourtant, bien des travaux de préparation et de la formation auraient dû commencer pour préparer la saison.

Les inquiétudes sont vives chez les intervenants touristiques de l’Est-du-Québec.

Pour le Bioparc de Bonaventure, par exemple, le mois de juin est déjà à oublier... ou presque. L’ouverture officielle, d'abord prévue pour le 1er juin, est remise au 22 juin.

La directrice générale, Marie-Josée Bernard, a dit adieu au millier de jeunes élèves qui devaient visiter son zoo avant la fin de l’année scolaire.

Déjà, elle anticipe que le reste de la saison sera amputé de visiteurs. Encore faut-il que la période deconfinement imposée par la pandémie soit levée. Qu’est-ce que ça aura comme impact à long terme? C’est difficile à dire à l’heure actuelle. On va travailler sur d’autres pistes pour sécuriser l’entreprise, sécuriser le financement, mais il y a beaucoup d’incertitudes.

Le calcul est assez facile à faire au niveau d’une baisse d’achalandage de 50 %. Donc c’est sûr que ça va avoir un impact immédiat pour le Bioparc.

Une citation de :Marie-Josée Bernard, dg du Bioparc de Bonaventure
Un lynx roux dans son abri au Bioparc de la Gaspésie.

Tempête, le lynx roux du Bioparc de la Gaspésie

Photo : crédit :Roger St-Laurent

Par ailleurs, les appels pour réserver des forfaits à La Salicorne, centre récréotouristique des Îles-de-la-Madeleine, sont au point mort. Il est difficile de prévoir un voyage sur l’archipel alors qu’il est interdit de voyager d'une région à une autre.

Pour le directeur, Robert St-Onge, c'est l'inconnu. On sait que la saison en juin devrait être attaquée, sinon, pas mal diminuée, en tout cas. Ça devrait commencer un peu plus tard ou tranquillement en juillet. C’est là qu’on en est. Actuellement, ce ne sont que des hypothèses, on ne sait pas. Donc, on s’attend à une diminution de notre saison.

Que ce soit pour l’entreprise, que ce soit pour les employés, c’est beaucoup d’inquiétudes présentement.

Une citation de :Robert St-Onge, dg de La Salicorne

Les organismes Tourisme Gaspésie et Tourisme Îles de la Madeleine sentent que leurs membres attendent les consignes du gouvernement. Alors que les travaux pour amorcer la saison devraient être commencés, les gens sont sur pause. Personne ne peut dire combien de temps cette pandémie durera.

Robert St-Onge et Marie-Josée Bernard restent quand même optimistes face à la suite des choses.

Une fois les mesures de confinement levées, ils croient que les Québécois auront besoin d'air et d'espace. À ce moment, les destinations touristiques de la Gaspésie et des Îles y trouveront certainement leur avantage.

Le rocher Percé.

Le Rocher Percé

Photo : Isabelle Larose

Aide financière

Le gouvernement fédéral prépare un programme d’aide financière destiné au tourisme. Il devrait être annoncé peu après Pâques.

Le directeur de La Salicorne espère qu’il assurera les semaines d’assurance-emploi à ses travailleurs saisonniers. On privilégie une aide directe pour garder les gens à l’emploi parce que ce sont des semaines assurables, parce que ça va permettre à l’entreprise aussi d’être viable, d’offrir le service, d’absorber la diminution de clientèle.

À Bonaventure, la directrice du Bioparc souhaite aussi avoir de l’aide pour le fonctionnement. Pour elle, l'équation est facile à faire; moins de visiteurs l’été signifie moins d’argent pour s’occuper des animaux. On a une collection vivante. On ne peut pas se permettre de mettre la clé [sous] la porte pour une période de deux, trois, quatre, six mois.

Pour faire face à la pandémie, les petites et moyennes entreprises peuvent toutefois déjà profiter d’un programme provincial de 150 millions de dollars.

Une enveloppe de 3,2 millions de dollars a été réservée à la Gaspésie et aux Îles sous forme de prêts ou de garanties de prêt. Les PME peuvent bénéficier de liquidités d'un montant inférieur à 50 000 $ pour leur fonds de roulement.

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