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COVID-19 : des compagnies continuent de recruter en Alberta

Un homme met des produits dans un rayon de supermarché.

Les supermarchés tels que Superstore, Walmart et Save-on-Foods sont à la recherche de beaucoup d'employés.

Photo : Radio-Canada / Nassima Way

Les mesures prises pour endiguer la COVID-19 n'empêchent pas certaines compagnies de continuer à chercher de la main-d’oeuvre dans certains secteurs de leur activité comme la distribution, la santé et la haute technologie.

À Calgary, il y a 2000 emplois à pourvoir juste dans les compagnies de technologie de pointe, selon l’agence Calgary Economic Development.

C’est notamment le cas de Synopsys, qui emploie environ 15 000 personnes à travers le monde. Elle cherche à embaucher beaucoup de développeurs de logiciels en Alberta.

Le recruteur en chef de la section technologique, Alexandre Sorlut, explique qu’il reçoit de nombreuses candidatures de personnes qui ont perdu leur emploi dans le secteur de l’industrie énergétique ou celui de l’aviation.

On continue de recruter dans le domaine de la sécurité d'applications.

Une citation de :Alexandre Sorlut, recruteur en chef de la section technologique à Synopsys

Les épiceries ont besoin de main-d’oeuvre

Le recrutement se poursuit également dans les entreprises qui se trouvent sur la liste des services essentiels de la province comme les supermarchés.

En effet, les supermarchés ont limité le nombre de clients dans leurs magasins, et plus de 50 % de leurs clients ne veulent plus s'y rendre, selon une étude de l'Université Dalhousie. La combinaison de ces deux situations a pour conséquence de multiplier le nombre de commandes d’épicerie en ligne. Walmart et Superstore sont, entre autres, à la recherche de commis d’épicerie et d'étalagistes chargés de préparer les commandes des clients.

Deux sacs d'épicerie sur une étagère dans un supermarché.

Les achats d'épicerie en ligne ont explosé partout au Canada, depuis la mise en place des mesures de distanciation.

Photo : Radio-Canada / Nassima Way

Selon la directrice de l’organisme Accès Emploi, Nathalie Beauregard, les personnes qui ont perdu leur emploi dans des entreprises qui offraient la même tranche salariale veulent travailler à nouveau. On a beaucoup de gens qui sont prêts à le faire malgré le risque, ajoute Mme Beauregard.

Notre dossier COVID-19 : ce qu'il faut savoir

L’évolution professionnelle en suspens

Cependant, beaucoup d'Albertains au chômage ne sont pas prêts à prendre ce risque. Toutefois, la maladie n'est pas la seule raison qui freine les chercheurs d'emploi.

Ceux qui travaillent toujours, mais qui étaient en quête de nouveaux défis professionnels ne sont pas nécessairement prêts à rejoindre une nouvelle équipe à cause de l'incertitude économique.

Alexandre Sorlut dit que des candidats ont d’ailleurs refusé des offres. Les personnes qui ont déjà un emploi, mais cherchaient à gagner quelque chose [en changeant] comme plus d’argent, un travail plus intéressant, se sont mises en état d’hibernation, explique l'expert en recrutement.

Il ajoute tout de même que son entreprise offre une stabilité professionnelle, d'autant plus que, comme d’autres compagnies de logiciels, Synopsys avait implanté le télétravail bien avant l'arrivée de la COVID-19.

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