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Des médiateurs de la C.-B. aident à résoudre les conflits liés à la quarantaine

Un homme debout près d'une fenêtre parle au téléphone l'air inquiet.

L'isolement à la maison accroît les conflits de voisinage, selon Mediate BC.

Photo : Getty Images / DGLimages

Plus de 35 professionnels de la médiation se tiennent à la disposition des locataires et des propriétaires de la Colombie-Britannique par Internet pour entendre leurs griefs liés au confinement imposé par la crise de la COVID-19 et proposer des solutions.

Le service s'appelle Résolution des conflits liés à la quarantaine et il est géré par Mediate BC, un organisme à but non lucratif soutenu par le gouvernement de la Colombie-Britannique et la Law Foundation of BC.

Les personnes en conflit sont invitées à remplir un formulaire en ligne et à payer un tarif qui varie selon leurs revenus. Elles sont alors mises en contact avec un médiateur professionnel qui organise le dialogue par téléphone, courriel ou visioconférence.

Notre dossier COVID-19 : les services ouverts ou fermés dans votre région

La COVID-19 mène à toutes sortes de conflits liés au logement, remarque la gestionnaire du programme, Amanda Semenoff. Les personnes qui partagent un espace peuvent avoir une idée bien différente de ce que signifie la distanciation physique. Les médiateurs sont là pour aider à avoir ces discussions difficiles.

Le bruit, l'usage intensif du wi-fi… Tout ce qui semblait mineur quand on pouvait sortir de chez soi devient un gros problème.

Amanda Semenoff, gestionnaire, Service de résolution des conflits liés à la quarantaine

Le service coûte 20 $ par heure et par personne ayant un revenu inférieur à 45 000 $ par an. Le tarif est ensuite progressif, dépassant 95 $ par heure pour ceux qui gagnent plus de 120 000 $ par an.

L'organisme Landlord BC, qui représente les propriétaires de la Colombie-Britannique, s'engage à informer les abonnés de sa lettre d'information en ligne, qui sont près de 10 000, de la création de ce service et à en faire la promotion sur les réseaux sociaux.

Pour Kimberly Coates, directrice de la mobilisation des membres de Landlord BC, les conflits de voisinage en ces temps de COVID-19 relèvent plus de la psychologie que de la loi.

Nous avons reçu des courriels, par exemple, de personnes qui étaient frustrées parce que leur voisin ne respectait pas la distanciation physique, raconte-t-elle. L'objectif de ce programme est d'aider les gens à traverser cette période de stress et d'anxiété qu'est la pandémie.

Si la médiation ne fonctionne pas, les parties pourront toujours demander un arbitrage de la Direction de la location à usage d'habitation (Residential tenancy branch). Le tarif est alors de 100 $.

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