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La pêche au crabe dans la zone 12 est reportée de deux semaines

Trois bateaux sont amarrés au quai de Caraquet.

L'industrie avait manifesté son inquiétude à cet égard.

Photo : Radio-Canada / Alix Villeneuve

Radio-Canada

La saison de la pêche au crabe des neiges dans le golfe du Saint-Laurent de la zone 12 est reportée jusqu'au 24 avril, annonce le ministère des Pêches, des Océans et de la Garde côtière canadienne.

Le fédéral repousse aussi jusqu'au 1er mai l'ouverture de la saison pour les zones de pêche du crabe des neiges 12c, 15, 16 et 16a dans le golfe du Saint-Laurent.

Le temps supplémentaire permettra à toutes les personnes impliquées dans la pêche de mettre en place les mesures de santé et de sécurité nécessaires, de sorte que lorsque la pêche ouvre, les travailleurs peuvent avoir confiance en leur sécurité personnelle, a déclaré jeudi dans un courriel la ministre des Pêches, Bernadette Jordan.

Bernadette Jordan a l'extérieur devant un micro, vêtue d'un manteau d'hiver.

Bernadette Jordan, ministre des Pêches et députée fédérale de South Shore-St. Margarets, en Nouvelle-Écosse, le 14 janvier 2019.

Photo : La Presse canadienne / Adrian Wyld

Le député fédéral d'Acadie-Bathurst, Serge Cormier, demande maintenant à être certain que les transformateurs des produits de la mer respectent de stricts protocoles de sécurité pour protéger la santé des employés de leurs usines.

C'est la responsabilité du gouvernement du Nouveau-Brunswick de faire en sorte que les usines vont se conformer à ces normes de sécurité, déclare le député fédéral.

Ça ne nous donne pas grand temps, ça nous donne deux semaines tout au plus et on verra par la suite si ces protocoles de sécurité seront acceptés par les autorités de la santé publique au Nouveau-Brunswick, dit Serge Cormier.

Il espère que le gouvernement provincial au Nouveau-Brunswick se mette à la tâche le plus rapidement possible pour que des protocoles soient mis en application.

Serge Cormier filmé par webcam devant un cours d'eau.

Serge Cormier, député fédéral d'Acadie-Bathurst, en entrevue par webcam le 9 avril 2020.

Photo : Radio-Canada

On vit une situation extraordinaire. Tout le monde veut faire en sorte que l'industrie des pêches puisse survivre à travers tout ça, dit M. Cormier. Mais, prévient-il, c'est la sécurité et la santé des travailleurs et des travailleuses dans nos usines, et sur nos quais, et partout qui doit être notre priorité.

À présent que la saison des pêches est reportée, le député d’Acadie-Bathurst souligne qu’il faudra aider ceux qui perdent des revenus. C’est un travail d’équipe, affirme-t-il. Il interpelle à ce sujet également le gouvernement du Nouveau-Brunswick pour qu’il vienne à la table et contribue à la recherche de solutions.

Notre dossier : La COVID-19 en Atlantique

Si on peut avoir une saison, on en aura une, affirme Serge Cormier. Et si, malheureusement, cela n’est pas possible, il va falloir se pencher sur le scénario B, qu’est-ce qu’on fait pour aider tous ces gens qui travaillent dans cette industrie.

Les transformateurs de homard reviennent à la charge

Les transformateurs de homard des Maritimes, quant à eux, sont revenus à la charge plus tôt jeudi et ont demandé de nouveau au ministère fédéral des Pêches de reporter le lancement de la saison de pêche printanière dans toutes les zones où elle est pratiquée dans le golfe du Saint-Laurent.

L’Association des transformateurs de homard du Nouveau-Brunswick et de la Nouvelle-Écosse avait fait cette demande il y a deux semaines, mais estime que la situation s’est depuis aggravée, et que les inquiétudes de l’industrie, des pêcheurs et des équipages va croissante.

Les entreprises soussignées ont de sérieuses inquiétudes quant à notre capacité à assurer un environnement de travail sécuritaire pour nos employés, écrivent le président de l’association, Jerry Amirault, et 10 transformateurs néo-brunswickois.

Des travailleurs dans une usine de transformation de poisson.

Transformation du poisson dans une usine de Terre-Neuve-et-Labrador.

Photo : Radio-Canada / Marie Isabelle Rochon

Les propriétaires d’usines se demandent comment ils pourront faire travailler de 100 à 400 employés dans des espaces restreints. Ils soulignent que leur main-d’oeuvre a en moyenne entre 55 et 60 ans, ce qui augmenterait leur niveau de risque, et soulignent qu'une centaine d'employés d'une même usine au Québec ont contracté la COVID-19.

Les limites à respecter quant aux déplacements interprovinciaux compliquent la tâche d’une industrie qui emploie beaucoup de travailleurs saisonniers étrangers, rappellent-ils.

Le coronavirus entraîne des critiques du public, des débrayages, un absentéisme systémique et des quarantaines chez les transformateurs et dans l’industrie agroalimentaire en Amérique du Nord et en Europe, évoquent-ils par ailleurs.

Les transformateurs demandent aussi au gouvernement fédéral un important plan de contingence pour l’industrie. Ce plan doit inclure une extension de l’assurance emploi, afin d’aider tous les pêcheurs, les membres d’équipage, et les travailleurs des usines de transformation du homard du printemps, affirment-ils. 

Avec des renseignements de Nicolas Steinbach et Alix Villeneuve

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