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L'OPEP réduira fortement sa production quotidienne

Un pétrolier au large du port de Marseille.

La guerre des prix et la pandémie ont porté un coup très dur à l'industrie pétrolière.

Photo : Reuters / Jean-Paul Pelissier

Radio-Canada

L'Organisation des pays exportateurs de pétrole et la Russie, appelée « OPEP+ », réduira de façon importante sa production journalière dès le mois de mai, avec une baisse de 10 millions de barils. Cette réduction sera progressivement amoindrie, pour atteindre 6 millions de barils à partir de janvier 2021.

Selon le ministre iranien du Pétrole, cette réduction étalée sur plus d'une année débutera donc par une baisse de 10 millions de barils à partir du mois de mai de cette année. Mais dès juillet, la réduction sera amoindrie à 8 millions de barils, pour finalement passer à 6 millions dès janvier prochain.

Les discussions, qui se tiennent par visioconférence, sont compliquées en raison de frictions entre la Russie et l'Arabie saoudite, qui joue un rôle moteur au sein de l'OPEP. Mais selon ces sources, Moscou et le cartel pétrolier ont réussi à surmonter leurs divergences.

Il s'agit d'un accord mondial, a déclaré la source proche de l'OPEP, sans préciser si les États-Unis, premier producteur mondial, en faisaient partie, ce à quoi tiennent la Russie et les pays membres de l'OPEP.

Le ministre russe de l'Énergie, Alexandre Novak, a encore insisté sur ce point jeudi, appelant tous les pays producteurs à se joindre à cet effort de réduction.

Washington a pour l'instant écarté cette hypothèse, expliquant que la baisse des cours conduisait déjà les compagnies américaines à diminuer leur production.

En conférence de presse, jeudi soir, le président américain Donald Trump a toutefois confirmé avoir discuté au téléphone avec le roi Salmane ben Abdel Aziz Al-Saoud d'Arabie saoudite et le président russe Vladimir Poutine.

Nous pourrions avoir des mises à pied [dans l'industrie énergétique] ici et nous voulons éviter cela, a déclaré aux journalistes le président Trump, précisant que l'appel s'était bien déroulé et que ses interlocuteurs étaient très proches d'un accord.

L'arrêt d'une grande partie des activités économiques en raison de l'épidémie de coronavirus a provoqué une chute considérable de la demande mondiale, de 30 % ou environ 30 millions de barils par jour (bpj), au moment même où l'Arabie saoudite et la Russie inondaient le marché avec une offre accrue.

Le baril de Brent est tombé le mois dernier à son plus bas niveau depuis 18 ans et s'échangeait jeudi à environ 33 $ US, soit la moitié moins que son prix de la fin de 2019.

Avec les informations de Reuters

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