•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

COVID-19 : présence policière accrue pour le congé de Pâques

Des policiers demandent aux automobilistes la raison de leur déplacement.

Des policiers questionnent les automobilistes pour éviter les déplacements non nécessaires.

Photo : Radio-Canada / Francis Ferland

Radio-Canada

Les autorités de l'Outaouais et de l'Est de l'Ontario demandent aux citoyens de rester chez eux pour les célébrations du congé de Pâques. Ce jour férié ne change rien aux consignes de distanciation sociale.

Le porte-parole de la Sûreté du Québec, Marc Tessier, indique que les contrôles routiers aléatoires et les points de contrôles aux entrées de l'Outaouais vont se poursuivre de façon plus insistante pendant le congé pascal.

Il va y avoir des contrôles non seulement pour les gens qui arrivent de l'Ontario, mais aussi pour les gens qui vont vers l'Ontario.

Marc Tessier, porte-parole de la Sûreté du Québec

Ce dernier réitère que l'objectif n’est pas de donner des constats, mais de sensibiliser les gens.

À la frontière entre le Québec et l'Ontario, des panneaux lumineux ont été installés pour signaler un ralentissement ou des délais en raison des points de contrôles.

Un panneau lumineux a été installé à la frontière, il indique qu'il pourrait y avoir des délais.

L'un des panneaux qui ont été installés sur l'autoroute 417, à la hauteur de Saint-Eugène en Ontario.

Photo : Radio-Canada / Denis Babin

Pour sa part, l'agente du Service de police de la Ville de Gatineau Andrée East assure que la surveillance policière sera accrue tout au long du congé de Pâques.

Depuis le premier avril, plus de 43 000 véhicules ont été interceptés, selon Mme East. De ce nombre, près de 6 % des véhicules ont dû faire demi-tour puisque leur déplacement n'a pas été jugé essentiel.

De l'inquiétude dans l'est ontarien

Le Dr Paul Roumeliotis, médecin en chef du Bureau de santé de l'est de l'Ontario, veut que les citoyens évitent les sorties non essentielles, jour férié ou pas, fête religieuse ou pas.

Je sais à quel point il peut être difficile de passer le congé de Pâques loin de nos proches, consent M. Roumeliotis, mais il est impératif de ne pas abandonner nos efforts d’éloignement physique pendant la longue fin de semaine pour éviter une montée en flèche des cas de COVID-19.

Dimanche dernier, plusieurs voitures québécoises ont été vues dans les stationnements de commerces à Alexandria, Hawkesbury et Cornwall. Les épiceries étant fermées au Québec le dimanche, certains citoyens désobéissent aux règles de confinement et se tournent vers les commerces de l'Ontario.

Cette pratique déplaît à la mairesse d'Hawkesbury, Paula Assaly, qui s'inquiète de voir la situation empirer en raison du congé de Pâques. Mme Assaly estime que cela met ses citoyens à risque de contracter la COVID-19.

Même si c’est un congé pour nous, ce n’est pas un congé pour le virus, rappelle-t-elle. Cette dernière insiste pour limiter le va-et-vient.

La mairesse en entrevue.

Paula Assaly, mairesse de Hawkesbury (archives).

Photo : Radio-Canada

Le chalet, pas essentiel

Les familles qui ont prévu de se rendre au chalet pour le congé de Pâques feraient bien de revoir leur plan. L'accès à l'Outaouais est réservé à ceux dont la résidence principale est dans la région, rappelle le porte-parole de la police de la MRC des Colline-de-l’Outaouais, Martin Fournel, citant le décret gouvernemental concernant les déplacements.

Aller au chalet n’est pas une raison valable [de se déplacer], indique le policier.

Les déplacements sont autorisés sur le territoire de Gatineau et celui de la MRC des Collines, mais à l'extérieur de ça, les gens n’ont pas le droit de rentrer et de sortir. Par exemple, pour quelqu'un qui habite à Gatineau ou sur le territoire de la MRC, c'est possible de se rendre dans son chalet à Wakefield, mais pas à Maniwaki.

M. Fournel rappelle aussi les personnes qui n'ont pas d'adresse permanente en Outaouais, comme celles qui résident en Ontario, n’ont pas la permission d’y aller.

Depuis que le gouvernement québécois a mis en place ce décret, le 1er avril, les policiers de la MRC des Collines-de-l’Outaouais ont procédé à 6000 interpellations, donc des véhicules qui ont été vérifiés avec des conducteurs. Et, de ce nombre-là, on parle de 524 qui ont dû rebrousser chemin. Donc c’est environ 9 % de tous les véhicules interpellés, dit M. Fournel.

Avec les informations de Nathalie Tremblay, de Josée Guérin et d'Audrey Roy

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Ottawa-Gatineau

Circulation