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Le coronavirus aura-t-il raison des bals de finissants?

Photo : AP

Radio-Canada

Des milliers d’étudiants de cinquième secondaire se posent la même question présentement : leur bal de finissants aura-t-il lieu ou sera-t-il annulé en raison de la pandémie?

La question peut paraître superficielle dans le contexte actuel, mais pour plusieurs jeunes, cette soirée représente tout de même un rite de passage crucial.

De nombreux étudiants, et surtout des étudiantes, avaient déjà acheté leurs vêtements pour l’occasion. Certains avaient littéralement tout planifié : coiffure, maquillage, déplacement, budget, etc. Pour eux, l’incertitude actuelle quant à la possible annulation de l’événement est le point culminant de tous ces chambardements.

On se fait parler du bal dès qu'on commence le secondaire, peut-être même avant si on a des grands frères ou des grandes soeurs. Le bal, ça marque la fin de notre secondaire, explique Amélie Lelièvre, une finissante de l’École secondaire de l’Odyssée Lafontaine/Dominique-Racine.

C'est quelque chose de gros dans notre vie et je trouve ça vraiment plate de savoir qu'on n’en aura peut-être pas.

Amélie Lelièvre, finissante

Son amie Cassandra Bouchard est du même avis. Elle a oeuvré toute l’année au sein du comité responsable du bal et de l’album des finissants à l’École secondaire Charles-Gravel. Elle a maintenant l’impression d’avoir travaillé pour rien et de laisser tomber ses camarades.

On avait hâte. De savoir qu’on ne pourra pas leur présenter, leur donner un bal, une remise des diplômes ou un gala méritas normal, comme les années précédentes, ça me fait de la peine, confie-t-elle.

Robes de bal

Des robes de bal

Photo : Radio-Canada

Le psychologue Louis Legault admet que le bal de finissants de cinquième secondaire a une importance particulière dans l’esprit des jeunes. Il compare d’ailleurs l’événement à l’obtention du permis de conduire.

Il explique que le bal des finissants marque en quelque sorte la fin d’un cycle obligatoire pour tout le monde. Après, c’est un peu le début de la vraie vie.

Ça marque une étape qui est cruciale dans la vie des adolescents. Je peux comprendre leur désarroi et leur inquiétude face à la possibilité d'annuler.

Louis Legault, psychologue

Cassandra et Amélie ne perdent pas espoir et relativisent leur malheur. Plutôt qu’une bête annulation, elles souhaitent que leur bal puisse être remis, peut-être à l’automne, pour au moins revoir leurs amis une dernière fois. Et porter leur nouvelle robe!

D'après le reportage de Mireille Chayer

Notre dossier COVID-19 : ce qu'il faut savoir

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Saguenay–Lac-St-Jean

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