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Le Manitoba étend le dépistage de la COVID-19 aux premiers répondants

L’infirmière en chef de Soins communs Manitoba, Lanette Siragusa, en gros plan pendant une conférence de presse.

L’infirmière en chef de Soins communs Manitoba, Lanette Siragusa, fait un point de presse quotidien avec le médecin hygiéniste en chef, Brent Roussin.

Photo : Radio-Canada / Gary Solilak

Le Manitoba étend le dépistage de la COVID-19 aux premiers répondants tels que les pompiers, les policiers et les ambulanciers qui présentent des symptômes, a annoncé jeudi le médecin hygiéniste en chef du Manitoba, Brent Roussin.

Cela fait partie de notre plan d'expansion des critères, a-t-il expliqué. Nous essayons de toujours tester ceux qui sont le plus à risques.

La province a annoncé jeudi trois nouveaux cas de COVID-19, ce qui porte le total de cas présumés et confirmés à 224. Cent quarante-cinq cas sont actifs, tandis que 11 patients sont hospitalisés, dont 5 en soins intensifs. Parmi eux, quatre sont sous respirateur artificiel. Enfin, 76 personnes ont été guéries.

Ne pas submerger le laboratoire provincial

L'élargissement progressif des personnes qui peuvent être dépistées se fait lentement pour ne pas submerger le laboratoire provincial Cadham, responsable de l’analyse des tests de COVID-19.

Si on ouvrait le dépistage à tout le monde, on risquerait d’inonder le laboratoire avec des tests de personnes qui ont peu de chance d'avoir la COVID-19 et, par conséquent, de manquer celles qui ont plus de risques, a fait valoir le Dr Brent Roussin.

Le laboratoire a analysé 551 tests mercredi, ce qui porte le total à 15 259.

Ces précautions sont nécessaires, selon lui, parce que les autorités sanitaires provinciales s’attendent toujours à voir le nombre de malades augmenter au Manitoba.

Ces derniers jours, nous avons rapporté un faible nombre de nouveaux cas. Je ne veux pas que les Manitobains pensent que ces nombres signifient que le risque est bas, a-t-il réitéré.

Il est trop tôt et les nombres vont fort probablement augmenter. Ce n’est pas le moment de baisser la garde, a-t-il répété, tout en recommandant fortement une nouvelle fois aux Manitobains de ne pas organiser de grands repas de famille lors de la longue fin de semaine de Pâques.

Un premier commerce sanctionné

Les autorités sanitaires provinciales ont aussi rapporté le cas d’une première entreprise sanctionnée pour non-respect des règles.

Il s’agit d’un salon de tatouage à Brandon. Celui-ci n'avait pas respecté l'obligation de fermeture qui incombe à toutes les entreprises non essentielles.

Aucune amende n'a été distribuée, mais si le salon ouvre à nouveau, il fera face à des pénalités sévères, a indiqué le Dr Brent Roussin.

Il a demandé à ce que les Manitobains se plient aux ordres de santé publique au lieu de continuer à fonctionner comme si de rien n’était jusqu’à ce qu’ils soient sanctionnés.

Aucun Manitobain ne devrait continuer à vivre normalement en attendant de voir si un ordre s'applique à lui.

Des lignes directrices pour l'utilisation des équipements médicaux

L'infirmière en chef de Soins communs Lanette Siragusa a annoncé que des lignes directrices pour l'utilisation des équipements de protection personnelle sont mises en place, alors que la province fait toujours face à un risque de pénurie pour certains équipements médicaux.

La province a d'ailleurs indiqué jeudi matin dans un communiqué qu'elle était à la recherche d’écouvillons médicaux, de gants en coton non médicaux et de blouses de coton non médicales.

L’infirmière en chef de Soins communs a aussi salué l’annonce de Canada Goose qui va augmenter sa production d'équipement médical, alors que l’entreprise compte produire 100 000 blouses pour Soins communs Manitoba.

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