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Pas de retour à la normale avant au moins un an, prévient Trudeau

La première vague de la maladie « pourrait se terminer pendant l'été », dit-il, et l'économie ne pourra pas véritablement reprendre avant qu'elle ne soit passée.

Le premier ministre du Canada Justin Trudeau.

Le premier ministre du Canada, Justin Trudeau, avertit les Canadiens : la vie ne reprendra pas son cours normal avant au moins un an.

Photo : La Presse canadienne / Sean Kilpatrick

Les Canadiens ne doivent pas s'attendre à ce que la vie reprenne son cours normal avant qu'un vaccin contre la COVID-19 ne soit disponible, et cela prendra vraisemblablement entre 12 et 18 mois, prévient Justin Trudeau.

Le premier ministre a fait ces commentaires jeudi, après que l'Agence de la santé publique du Canada (ASPC) eut dévoilé ses projections concernant l'évolution de la COVID-19.

On pourrait atteindre le sommet de la courbe [du nombre de cas dépistés] à la fin du printemps et la première vague pourrait se terminer pendant l’été.

Justin Trudeau, premier ministre du Canada

On va probablement connaître d’autres vagues d’infection moins importantes pendant un certain nombre de mois. Ce sera notre nouvelle réalité jusqu’à ce qu’on trouve un vaccin.

La reprise économique devra conséquemment attendre encore plusieurs semaines, a convenu Justin Trudeau, mais il ne s'agira toujours pas d'un retour à la normale.

Quand on sera [passés] à travers cette première vague, […] on va pouvoir ouvrir un peu l’économie, mettre des mesures de côté, a-t-il dit.

La normalité, comme elle était avant, ne pourra pas revenir tant qu’il n’y aura pas de vaccin, et ça, ça pourrait être dans un an, un an et demi. On ne le sait pas exactement.

Justin Trudeau, premier ministre du Canada

Le premier ministre a toutefois soutenu que les petites épidémies plus localisées, qui auront probablement lieu une fois la première vague passée, seront plus faciles à gérer, puisque le Canada sera mieux préparé, et surtout mieux équipé, pour les affronter. Cela permettra de reprendre énormément d'activités, selon M. Trudeau.

Il a d'ailleurs réitéré à de multiples reprises l'importance de continuer à respecter toutes les consignes de sécurité, puisque cela aura ultimement un impact sur la durée et la sévérité de l'épidémie.

Pour l'instant, nos systèmes de santé tiennent le coup, mais on est à la croisée des chemins, a-t-il observé.

Trudeau s'impatiente face aux conservateurs

Justin Trudeau a par ailleurs montré un peu d'impatience à l'égard du Parti conservateur, qui bloque selon lui la reprise des travaux de la Chambre des communes.

Ce retour est nécessaire pour faire adopter le programme de subventions salariales du gouvernement, mais aucun accord avec les partis d'opposition n'a encore été trouvé.

Alors que le gouvernement souhaite que le Parlement siège de façon virtuelle, selon des modalités à définir, le Parti conservateur veut qu'un nombre réduit de députés siègent en Chambre et que le gouvernement réponde à ses questions.

En attendant que l'affaire soit résolue, des entreprises attendent l'aide promise.

Ma compréhension, c’est que le projet de loi comme tel a généralement l'appui des partis de l’opposition, a indiqué le premier ministre.

Ils reconnaissent que c’est important. Ils ont sûrement des réflexions, peut-être des modifications à proposer, et on est très ouverts à les prendre.

Mais l’opposition officielle est en train d’insister que c’est un moment aussi pour déterminer de quoi devrait avoir l’air le Parlement pour les semaines à venir, a-t-il aussitôt ajouté.

Nous on est ouverts à parler de ça, mais on trouve que c’est une conversation qu’on devrait avoir en parallèle avec le processus du projet de loi qui devrait être passé le plus rapidement possible.

Justin Trudeau, premier ministre du Canada

Il a aussi plaidé qu'un retour des députés en personne aurait un impact sur de nombreux travailleurs qui doivent être présents quand le Parlement siège, ce qui augmente le risque qu'ils devraient encourir.

Le Canada compte plus de 20 000 cas de COVID-19 et plus de 500 morts liés à la maladie.

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