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En 1980 débutait le « marathon de l’espoir » de Terry Fox

Visage de Terry Fox souriant

Le 12 avril 1980, à Terre-Neuve, Terry Fox entreprend son « Marathon de l’Espoir ».

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

En se lançant le 12 avril 1980 dans la traversée du Canada, Terry Fox a fait bien plus qu'amasser des fonds pour la recherche médicale. Ce jeune unijambiste atteint d'un cancer est aussi devenu un véritable héros national.

Terry Fox est un exemple de détermination. C’est à 22 ans, alors atteint d'un cancer des os et amputé de la jambe droite, qu’il entreprend la traversée du Canada en course à pied. Il baptise son défi le « marathon de l’espoir ».

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Le National, 12 avril 2010

Le 12 avril 2010, le National présente un reportage pour les 30 ans du « marathon de l’espoir ». À Terre-Neuve, le journaliste Stéfan Thériault revient sur le legs de Terry Fox. Il rencontre la mère de l’ex-marathonien venue pour l’occasion déposer des fleurs sur le monument érigé en l’honneur de son fils.

On me disait : ''Les gens vont oublier''. Je répondais : ''Non, personne ne va oublier''.

Betty Fox, mère de Terry Fox

30 ans plus tard, Terry Fox est demeuré « un symbole d’espoir pour des millions de Canadiens » dans la lutte contre le cancer.

L'objectif du « marathon de l’espoir » était de sensibiliser l'opinion publique à la cause du cancer, mais aussi d'inciter les Canadiens à donner généreusement pour faire avancer la recherche scientifique contre cette maladie.

Terry Fox voit sa jambe amputée à l’âge de 18 ans. Pendant un an et demi, le jeune homme suit un programme d'entraînement intensif pour réapprendre à marcher, puis à courir avec sa jambe artificielle pour remuscler son corps affaibli par la maladie.

Durant son parcours, il doit faire face à des conditions météorologiques souvent difficiles : vents violents, froid, pluie verglaçante, chaleur torride et humide. Parti de Saint-Jean, à Terre-Neuve, dans l'indifférence générale, Terry Fox s'attire rapidement la sympathie du public, qui vient en grand nombre l'encourager le long de son parcours.

Par une journée grise, le 1er septembre 1980, dans le Nord de l’Ontario, Terry Fox commence à tousser et à ressentir une douleur au niveau de la poitrine. Bernard Derome annonce son abandon au Téléjournal.

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Téléjournal, 2 septembre 1980

Triste fin pour le coureur unijambiste Terry Fox, qui a dû abandonner à mi-chemin à Thunder Bay, en Ontario, sa tentative de traverser le Canada à pied, parce qu’il est atteint d’un nouveau cancer.

Bernard Derome

Au total, Terry Fox a traversé six provinces sur un parcours de 5373 kilomètres en 143 jours. Il a atteint les deux tiers du but qu’il s’était fixé au départ. Il est décédé le 28 juin 1981 à l’âge de 22 ans.

Si cet exploit est difficilement réalisable pour un coureur en bonne forme physique, il l’est d’autant plus pour un homme amputé.

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Science-Réalité, 19 mai 1985

Dans l’émission Science-réalité du 19 mai 1985, la journaliste France Dauphin raconte la particularité de courir avec une prothèse. Le chercheur et prothésiste Guy Martel a rencontré Terry Fox lors de son « marathon de l’espoir » et a discuté avec lui des problèmes qu’il avait à courir avec sa prothèse.

Si la jambe gauche de Terry était athlétique et puissante, sa jambe droite, elle, était un membre artificiel fait de fibre de verre et d’acier.

Le marathonien « s’entêtait à courir 40 kilomètres par jour, même si sa prothèse ne répondait pas aux besoins de la course ».

Tout le monde connaît la démarche un peu laborieuse de Terry. Deux petits pas, un grand pas, deux petits pas, un grand pas. La prothèse conventionnelle ne permet pas une démarche symétrique normale.

Guy Martel, prothésiste

Terry Fox avait ajouté un élastique à sa prothèse pour tenter d’accélérer son mouvement antérieur.

En se basant sur l’expérience de Terry Fox, le chercheur a réussi à mettre au point une prothèse mieux adaptée aux mouvements des coureurs amputés.

L'exploit de Terry Fox aura permis de récolter plus de 24 millions de dollars de dons. Mais la générosité des Canadiens, désormais engagés dans la guerre contre le cancer, ne s'arrête pas avec la mort du jeune marathonien.

Chaque année, ils courent en sa mémoire. La Fondation Terry Fox amasse encore aujourd'hui des millions de dollars qui sont utilisés pour l'achat d'équipement, mais aussi pour financer les projets de recherche de l'Institut national canadien du cancer.

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