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Royaume-Uni : le premier ministre Boris Johnson quitte les soins intensifs

Le premier ministre britannique Boris Johnson.

Boris Johnson va mieux et discute avec le personnel soignant, selon son ministre de la Culture, Oliver Dowden.

Photo : Reuters / Gonzalo Fuentes

Agence France-Presse

Le gouvernement britannique a prévenu jeudi qu'il fallait se préparer à une prolongation du confinement face à l'aggravation de la pandémie au Royaume-Uni, avec toutefois une note positive : le premier ministre Boris Johnson a quitté l'unité des soins intensifs.

Selon un porte-parole de Downing Street, M. Johnson est sorti jeudi de l’unité des soins intensifs pour retourner dans une chambre. Il se porte bien, a confirmé ce porte-parole.

L'hospitalisation du dirigeant de 55 ans prive le Cabinet de son leader au moment où le Royaume-Uni s'enfonce dans la crise du nouveau coronavirus, avec des bilans quotidiens parmi les plus élevés en Europe.

Le pays a enregistré 881 décès supplémentaires de patients malades de la COVID-19, portant le total à 7978 morts, selon un bilan quotidien communiqué jeudi par le ministre des Affaires étrangères, Dominic Raab, qui dirige provisoirement le gouvernement.

Parmi les victimes figure un médecin quinquagénaire qui avait lancé l'alarme auprès de l'exécutif au sujet du cruel manque d'équipements de protection pour les soignants.

Le virus a officiellement contaminé 65 077 personnes dans le pays.

Boris Johnson, qui était aux soins intensifs depuis lundi soir, avait passé une bonne nuit, et son état de santé continue de s'améliorer, selon son porte-parole. Il a été admis dimanche soir à St Thomas, hôpital du centre de Londres.

Dominic Raab a une nouvelle fois exhorté les Britanniques à respecter le confinement, qui devrait être prolongé au-delà des trois semaines initialement prévues, soit en principe jusqu'à lundi prochain, malgré un coût économique et social considérable.

À l'issue d'une réunion gouvernementale de crise, par vidéoconférence, sur l'avenir de la stratégie britannique, il a indiqué qu'une décision formelle ne serait prise qu'à la fin de la semaine prochaine.

Il est « trop tôt » pour assouplir les mesures de distanciation sociale en place, a-t-il cependant averti, précisant que cela ne pourrait avoir lieu qu'une fois le « pic » franchi, ce qui n'est pas attendu avant plusieurs semaines.

Notre priorité immédiate est de ralentir la propagation du virus, a souligné Dominic Raab. Nous commençons à voir les effets des sacrifices consentis par la population, mais nous n'y sommes pas encore, il faut continuer, a-t-il martelé.

On voit un arc-en-ciel accroché dans une fenêtre tandis qu'un policier circule devant la résidence du premier ministre Johnson à Londres.

Les autorités britanniques craignent un relâchement du respect des consignes de distanciation.

Photo : Reuters / Henry Nicholls

Les autorités se sont félicitées pour les bons signes dans la tendance des nouvelles contaminations et des hospitalisations, pouvant influer dans les semaines à venir sur la mortalité, même si le nombre de décès devrait continuer à augmenter au cours des deux prochaines semaines, selon le conseiller scientifique du gouvernement, Patrick Vallance.

Mais elles craignent un relâchement du respect des consignes qui provoquerait une nouvelle vague de contaminations, en particulier pendant les quatre jours du week-end de Pâques, qui s'annoncent ensoleillés.

La police, qui peut sanctionner les contrevenants, a indiqué qu'elle renforcerait son dispositif durant ce long week-end et augmenterait le nombre de patrouilles.

Le Royaume-Uni avait tardé à suivre ses voisins dans la mise en confinement, mais depuis le 23 mars, les Britanniques sont priés de rester chez eux autant que possible et la plupart des magasins sont fermés.

Sans attendre une décision sur une prolongation à Londres, le pays de Galles et l'Écosse ont déjà averti que le confinement devrait être prolongé encore « plusieurs semaines ».

Selon une étude publiée en début de semaine par l'Institute for Health Metrics de l'Université de Washington, le pays pourrait déplorer jusqu'à 66 000 morts lors de la première vague de la pandémie, sur un total d'environ 150 000 décès attendus en Europe.

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